Le Spirou se déplace en Turquie pour y affronter un favori de la compétition.

Non, la Turquie ne se limite pas seulement au Galatasaray et à Fenerbahçe ! Quart de finaliste de la Coupe Korac (ancienne Coupe d’Europe qui portait le nom du joueur yougoslave Radivoj Korac) en 1999, vainqueur de l’EuroChallenge en 2011-2012 et lauréat de la Coupe de Turquie en 2012, le Besiktas Istanbul est une très grosse pointure du basket européen.

Inscrit cette année dans la toute fraîche Champions League (et reversé donc dans la poule du Spirou), le club stambouliote nourrit de grosses ambitions comme l’explique Can Köken, le responsable du club, sur le site de la compétition.

"Nous avions quelques doutes au début de la compétition mais une fois que celle-ci a débuté, nous nous sommes rendu compte du niveau d’organisation qui est jusqu’à présent parfait. Nous avons déjà eu l’expérience du haut niveau européen par le passé, mais cette compétition est impressionnante. Tous les matches sont serrés et tout le monde peut battre tout le monde. Nous devrons jouer dur si nous voulons avoir une chance d’atteindre le Final Four ."

Atteindre le carré final : voilà l’objectif (minimum) du club de la banlieue d’Istanbul. Un but bien éloigné de celui du Spirou qui serait déjà heureux de sortir de ce groupe très relevé. Mais à en voir les joueurs qui ont évolué sous les couleurs du Besiktas par le passé (voir ci-contre), il est logique que le club stambouliote nourisse de gros objectifs.

D’ailleurs, jusqu’à la semaine dernière et son déplacement en Allemagne à Ludwigsburg, le Besiktas était tout simplement la seule formation à ne pas encore avoir mordu la poussière en Champions League. Cela en dit long sur la tâche qui attend les Carolos ce soir dans cette salle qui peut accueillir jusqu’à 16.000 spectateurs en furie.

Lors du match aller au Spiroudome, les Carolos avaient subi les foudres de Vladimir Stimac (19pts et 11rbs) alors qu’Earl Clark y ajoutait vingt unités. C’est clair : c’est un monstre du basket européen qui se dresse devant les protégés de Fulvio Bastianini qui ont tout de même deux avantages pour eux : ils n’ont rien à perdre et sont, pour le moment, inarrêtables avec six victoires consécutives toutes compétitions confondues. Le rêve d’un exploit en Turquie est donc permis !