A l'heure des rétrospectives, les sept médailles belges aux JO sont souvent évoquées. Mais derrière ces succès et les bons souvenirs qui les accompagnent, il y a eu également plusieurs échecs malgré un bilan historique pour notre pays.

Si les Belgian Cats ne font pas partie des sept belges qui ont échoué au pied du podium, leur 7e place n'en est pas moins amère. L'élimination en quart de finale contre le Japon est restée en travers de la gorge de Julie Allemand qui s'est confiée dans quatre longs messages sur son compte Instagram.

La meneuse liégeoise y évoque de nombreux "ups and downs" avec, dans la première catégorie, sa belle saison à Montpellier et, dans la deuxième, les contraintes liées à la crise sanitaire. Mais pas seulement. "2021, c’est aussi un été plus que chargé et ces fameux Jeux Olympiques. Avec 4 mois de recul, j’ai toujours ce même sentiment d’inachevé, d’échec à chaque fois que je repense à cette 7ème place qu’on a décrochée. Perdre d’1 point contre le Japon en quart de finale. Cela après avoir perdu d’1 point contre la Serbie en demi-finale du championnat d’Europe un mois plus tôt..." écrit-elle. Et d'ajouter: "Avec l'équipe que nous avions, nous étions capables de le faire."

La joueuse de 25 ans évoque également les conditions à Tokyo, qui semblent avoir atteint son mental pour une longue durée: "Devoir porter son masque H24, jouer sans aucun supporters, dans une salle vide, ne pas voir ses proches, ne pas pouvoir aller voir les autres disciplines ou même les autres matchs de notre compétition, manger avec des plexis glace et des gants, faire son test tous les matins, et tout ça après l’avoir déjà vécu dans une bulle pour une autre compétition 1 mois auparavant. Mais surtout ces 3 semaines de préparation au Japon, enfermées dans un hôtel, où on pouvait juste s'entraîner, manger, et attendre que le temps passe..."

Revenue à Lyon cette saison, Julie Allemand raconte son sentiment après sa première défaite avec son club: "C'était un flashback de mes pleurs après le match contre le Japon. Jusqu’à ce que tu ne trouves plus ta place sur le terrain, que tu as l’impression de ne servir à rien, que tu n’es plus toi même, que tu te poses trop de questions, que tu en perds ton propre basket, que tu n’as plus confiance en toi mais surtout, que tu as perdu toute cette énergie, cette envie d’être et de se battre sur le terrain."

Et de reprendre: "La santé mentale, un sujet tabou ? Moi j’ai décidé de faire part de ce que j’ai vécu, parce que je veux aider tout ceux et celles qui passeront par là."

Celle qui remercie l'ASVEL de l'avoir soutenue reconnaît qu'elle n'est "toujours pas guérie" mais semble vouloir aller de l'avant: "Merci 2021 pour ces ups and downs qui me rendent plus forte. 2022, je suis prête."