Les Bruxellois se sont imposés grâce à un panier de TJ Bray au buzzer face à des Carolos qui n'enregistrent donc pas de septième victoire consécutive.

Pour conquérir un septième succès de rang (dans un bastion neder-over-heembeekois seulement pris une seule fois cette saison), il fallait que le Spirou contienne les assauts bruxellois. Un pari pratiquement réussi par Charleroi jusqu'au dernier quart où Lichodzijewski (3x3) ramènera presque à lui tout seul le Brussels. Indécis dès la 33e (62-62), le match se jouera sur un coup de dés. Consécutif à un rebond offensif, un panier (son seul de plein jeu) de l'Américain Bray donnera à l'ultime seconde la victoire au Brussels qui aura eu le mérite de s'accrocher après que Charleroi soit remonté des vestiaires gonflés à bloc (34-43; 26e). Revenu par la grâce à distance de son Belgo-Polonais, le Brussels (toujours sans Muya) aura eu raison de s'accrocher.

Sans Shepherd, touché au pied, et avec Radenovic pénalisé de deux fautes en moins de trois minutes, le plan défensif des Carolos avait dû être revu à la baisse (23-15). Lancés à bon escient et jouant juste, Kemp puis Fusek rééquilibraient les échanges dans la raquette. Et comme le trio Marnegrave-Richardson-Schwartz prenait plaisir à installer un véritable rideau défensif, le Spirou avait pu se projeter en contre-attaque et inscrire des paniers faciles.

L'emprise hennuyère sur la défense se confirmait à la reprise (32-34). Muet à distance (0/6 aux 6,75m), le Brussels ne trouvait pas davantage la solution en attaquant l'anneau. Pendant que Richardson flambait à distance, son équipe n'avait laissé que trois paniers de plein jeu à des locaux dans le dur à 44-50 (30e). Sur le point de rompre, la digue bruxelloise s'en remettait à son jeu favori : l'attaque à outrance. Alors que le Spirou n'obtenait que peu de coups de sifflet à son avantage, Lichodzijewski et Bray prenaient feu et s'offraient un 10ème succès cette saison.

Réaction de Serge Crevecoeur (coach Brussels) 

Après la défaite encourue à Limburg, le coach Crevecoeur craignait le triptyque qui se présentait à ses couleurs: 

" On va à Alost, on reçoit Charleroi et puis on va à Ostende, soit trois équipes qui ont le vent en poupe pour le moment.

Si on fait un 1/3, je pourrai déjà être content..." confiait-il un brin fataliste.

Aux deux tiers, Serge Crevecoeur se retrouve nanti d'un alléchant 2/2. De quoi aller à Ostende tranquille le 25 février, une semaine après la finale de Coupe de Belgique?

" Vous savez, il n'y a jamais de bon moment pour prendre Ostende."

Le succès acquis au buzzer face à Charleroi est le quatrième du Brussels en cinq matchs. "Je suis très heureux de notre performance. On n' a jamais rien lâché dans cette rencontre. Je pense qu'on a fait preuve d'une belle force de caractère face à une très bonne équipe de Charleroi. Surtout, on a bien exécuté ce qui avait été demandé. C'est une super victoire pour le groupe de joueurs et pour le club qui continue à grandir."


Quarts : 21-15, 11-19, 12-16, 21-14.

Brussels : 24/58 (5x3), 12/21 LF, 34 reb., 19 ass., 14 ftes. Loubry 4-1, Dowe 0-6, Foerts N. (-), Lichodzijewski 2-11, DEPUYDT 2-2, PECIUKEVICIUS 8-0, UBEL 6-6, Foerts J. (-), Bray 0-4, SIMMONS 10-3, Chapelle (-).

Charleroi : 23/52 (7x3), 11/16 LF, 36 reb., 13 ass., 20 ftes. Libert 2-0, Fusek 4-0, IAROCHEVITCH 2-3, Lambot (-), MARNEGRAVE 2-3, Harris 0-6, RICHARDSON 9-10, Gaudoux 2-3, Casero-Ortiz (-), Kemp 8-0, SCHWARTZ 5-0, RADENOVIC 0-5.