Jean-Marc Jaumin, Daniel Goethals et Dimitri Lauwers attendent toujours un nouveau club

BRUXELLES De quatre, ils sont passés à trois. Trois internationaux belges à être toujours sans club aujourd'hui. Pour se mettre un peu de baume au coeur, ils évoquent sous forme d'un exemple à suivre le passage de leur comparse, Tomas Van den Spiegel, au Paf Bologne. 'C'est le move de l'année', clament en choeur, Jean-Marc Jaumin, Daniel Goethals et Dimitri Lauwers. 'Son transfert prouve qu'il ne faut pas se précipiter sur la première offre venue.' Reste qu'à l'heure qu'il est, aucun des trois n'a d'employeur. Mais ils ont pour eux que les championnats étrangers ne recommencent que fin septembre, Euro turc oblige. 'La mentalité belge, donc, la mienne, est de vouloir être fixé rapidement sur son sort mais je constate que dans d'autres pays, les transactions débutent seulement', confirme Lauwers.

D'abord, le bon de sortie

Des trois, le cas de Daniel Goethals semble le plus épineux dans la mesure où le Hennuyer doit d'abord obtenir son bon de sortie de Charleroi avant de pouvoir entamer les pourparlers avec une autre formation. 'Un accord à l'amiable est en vue', dit l'intéressé. 'Seuls quelques détails administratifs doivent être réglés' Après quoi le Grand Blond devrait pouvoir tenter sa chance à l'étranger. Où? Dirk Bauermann, qui l'a eu sous sa houlette à Ostende, en aurait fait sa priorité à Dafni, club de l'élite grecque. Gran Canaria, Udine et Roseto constituent, semble-t-il, d'autres pistes fiables. Dimitri Lauwers, quant à lui, n'est plus lié au Mans. Et est, donc, libre d'aller voir ailleurs. La rumeur l'annonce, lui aussi, en Grèce. 'Je fais confiance à mon agent qui prétend détenir des offres sérieuses. Je suis, en tout cas, prêt à tenter l'aventure.' Maroussi, le vainqueur de la Coupe Saporta, pourrait être son nouveau terrain de jeu. A moins que le cercle français de Cholet, qui s'est manifesté cette semaine, ne se montre plus convaincant. Reste Jean-Marc Jaumin. Le tenant de la Coupe Korac avec Malaga n'ira ni à Pau-Orthez, ni à Paris, ni à Bönn, ni à l'Olympiakos, clubs où il était cité il y a peu. Ces quatre formations ont, en effet, jeté leur dévolu sur d'autres meneurs. 'Il subsiste d'autres options', avance-t-il, sans s'inquiéter le moins du monde. 'Mes prétentions financières desserviraient mes intérêts? Je ne le pense pas. Quand je vois ce que d'autres joueurs gagnent... En Italie et en Grèce, beaucoup d'équipes sont incomplètes.' En attendant, ces trois internationaux s'entraînent d'arrache-pied et se remémorent l'exemple de leur ami Tomas. Et puis, comme le dit Jaumin sur le ton de la boutade, 'on pourra toujours former entre nous une équipe pour le championnat belge. Après tout, si on ajoute Wim Vanhaele, ce sont quatre éléments de haut niveau qui sont sur le marché, non?' En effet.