Basket

Toujours au repos (bye) la semaine dernière par la grâce de la nouvelle formule de compétition, les Liégeois de Sacha Massot entament ce samedi à Malines leur parcours en Euromillions League. 

Ce sera sans leurs quatre renforts étrangers puisque pour des raisons administratives, Liège Basket n’a toujours pas pu obtenir de l’administration les permis uniques (travail + séjour) indispensables pour pouvoir être alignés en compétitions officielles.

Après avoir remué ciel et terre jusqu’à ce vendredi, le club liégeois a dû se résoudre à cette situation et a diffusé un communiqué confirmant la seule solution actuellement possible: s’aligner avec ses seuls joueurs belges. Inutile de préciser que cette situation impacte (et, disons-le tout net, fausse d’entrée) une ligue pro qui n’avait déjà pas besoin de ce genre de péripéties, même si elles apparaissent bien involontaires dans le chef du cercle principautaire.

Contrairement aux ressortissants de l’Union européennes, les citoyens américains (Burgett, Jack et Miller) ainsi que les ressortissants serbes (Milos Bojovic, pourtant en Belgique depuis deux ans déjà) doivent en effet obtenir (ou renouveler dans le cas de Bojovic) ce fameux permis unique. Or l’état belge vient au début de l’été de durcir fortement les conditions d’attribution du précieux sésame

Depuis la mi-août et l’arrivée de ses quatre étrangers, c’est donc un véritable parcours de combattant que vit le club liégeois dans ses démarches auprès d’une administration qui, dans ce dossier au moins, ne semble rien devoir envier à Franz Kafka.

En effet, si dans un premier temps, le club liégeois n’a pas pu aligner ses renforts en match amicaux, il n’était alors question que de respecter la volonté de la Région Wallonne d’aligner de manière rigoureuse le monde du sport professionnel sur le traitement normal de tout demandeur, interdit d’exercer une quelconque activité avant l’obtention du permis.

Ce n’est que depuis quelques jours à peine et après de nombreux contacts que les juristes de l’administration wallonne ont sorti de leur chapeau une nouvelle raison en pointant du doigt la toute fraiche interdiction faite à une entité sous PRJ (Procédure de redressement judiciaire) d’introduire des demandes de permis unique. Or cette fameuse PRJ avait été demandée par le club liégeois bien avant l’entrée en vigueur d’une réglementation qui semble avoir été troussée à la va-vite et surtout sans prévoir de période d’adaptation pour les situations existantes.

En attendant une solution juridiquement défendable, c’est toute l’Euromillions league qui se trouve prise en otage. Bienvenue au pays du surréalisme !