Au moment d’affronter l’Islande pour la première place, les Belgian Lions peuvent compter sur quelques jeunes d’avenir.

Avec ses accélérations de dragster et son drible chaloupé ponctué de crossovers, avec ses bras interminables qui, tels ceux de l’inspecteur Gadget, semblent encore s’allonger pour en faire une sangsue défensive, Loic Schwartz est en passe de s’imposer pour de bon parmi les Belgian Lions. En compagnie de Retin Obasohan sur les lignes arrières mais aussi de Kesteloot et de Vanwijn dans la peinture, cette classe (plus tout à fait) biberon n’en finit pas d’impressionner. Mais ce qui frappe le plus chez l’ancien Montois, c’est son extraordinaire décontraction. "C’est mon tempérament, je suis très calme de nature et j’ai le sang froid."

Du fluide glacial, devrait-on plutôt dire. Au point d’en oublier parfois l’efficacité au profit du beau geste. De quoi rendre fou Eddy Casteels. "Vous parlez de la tentative d’Alley-oop avec Retin face à la Suisse ?" rigole Loic Schwartz avant d’ajouter : "Dès que j’ai vu que c’était loupé, j’ai sprinté vers le banc car je savais que le coach allait me sortir."

Avant de le rentrer tout aussi vite car, de manière paradoxale, Eddy Casteels l’ascète, chantre de l’efficacité, semble tombé sous le charme de l’inspecteur. "Il me fait confiance et, plus important encore, il me fait progresser", souligne celui qui, au terme de cette deuxième campagne de qualification en tricolore, entend bien tout faire pour en devenir un cadre incontournable pour les prochaines années.

Pour cela, pour participer aux compétitions à venir dans les nouveaux formats de calendrier, il n’y a qu’une seule porte d’accès : cette qualification à l’Euro 2017 à rafler à tout prix. Avec un 2 sur 2, cela semble bien parti mais c’est un succès face à l’Islande ce soir (à 20h à la Lotto Arena d’Anvers et en direct sur Eleven Sports) qui pourrait ouvrir une voie royale vers un quatrième Euro d’affilée. "Comme face à la Suisse, il faudra défendre dur et imposer notre physique. Si l’on peut courir, cela ira car on a maintenant les finisseurs qu’ils faut."

À commencer par le duo que Loic Schwartz forme avec son pote anversois Obasohan…