Il y a une semaine, le Spirou était au bord du gouffre. Niels Marnegrave revient sur cette période difficile et sur le renouveau carolo.

En sport, le vent peut très rapidement virer de cap. Il y a à peine une semaine, Fulvio Bastianini remettait sa démission à la tête du Spirou (refusée par la direction) et voilà que sept jours plus tard, les Carolos enchaînent deux grosses victoires en déplacement (à Belgrade et à Mons samedi). Si tout n’est pas encore rose dans la maison carolo, l’électrochoc semble avoir porté ses fruits. "Je pense que tout le monde tire dans le même sens à présent mais c’est malheureux qu’il ait fallu attendre aussi longtemps", explique Niels Marnegrave, le meneur carolo.

Surtout que la situation n’a pas été pas facile à vivre. "Ce qui s’est passé face à Willebroek, ça fait mal. Prendre vingt points à la maison et se faire huer par son public, en tant que sportif, on n’aime pas ça. Je ne sais pas si c’est la démission de Fulvio qui a servi de déclic mais il y a aussi eu une réaction d’orgueil du groupe."

Une réaction qui s’est concrétisée à Belgrade en coupe d’Europe et qui s’est confirmée samedi en déplacement à Mons. "La grosse différence, c’est qu’on parvient à se concentrer sur notre défense. En attaque, on s’en fiche de qui va marquer car tout le monde peut le faire. Ce qu’on a vu ces deux derniers matches, c’est que quand un joueur était dépassé en un contre un, il y avait toujours une aide alors que par le passé, quand on était dépassé, les quatre autres joueurs sur le terrain regardaient ce qui se passait", continue Niels Marnegrave.

Reste maintenant aux Carolos de confirmer cette remise en question positive et d’enchaîner, ce qui n’est pas le plus facile à faire en sport. "On avait déjà réagi face à Ostende avant d’à nouveau tomber dans une spirale négative. Ce ne sont que deux matches. Il faut continuer de travailler dur à l’entraînement et surtout rester soudés dans les moments difficiles car la saison est encore longue et il y aura certainement encore des moments compliqués en championnat", avoue le meneur du Spirou.

Quant à savoir si le groupe est toujours derrière son entraîneur, il n’y a pas l’ombre d’un doute. "La meilleure réponse que l’on pouvait apporter, c’était sur le terrain. Tout le monde a sa part de responsabilité dans la situation actuelle du club, que ce soit les joueurs, le coach ou le staff. On fait partie d’un groupe et tout le monde doit se remettre en question. Je pense que c’est ce qu’on a fait et nos victoires au Partizan et à Mons prouvent clairement que nous sommes derrière notre coach", conclut Niels Marnegrave.

Mons : 21 sur 51 (9x3); 10 lf sur 11; 35 rbs; 11 ass; 15 fp. Delas 10-3, Buysse (-), Sainsbury 0-2, Cage (-), Demps 8-9, Mortant (-), BOSCO 0-5, GORGEMANS 0-2, VAN CAENEGHEM 0-0, LASISI 4-3, Olah 4-4, MANN 3-4.

charleroi : 29 sur 67 (7x3); 8 lf sur 14; 37 rbs; 16 ass; 17 fp. Libert 0-5, Fusek (-), Iarochevitch 2-4, MARNEGRAVE 2-5, Harris 0-4, RICHARDSON 6-2, Gaudoux 0-5, BOWMAN 15-3, SHEPHERD 6-6, Kemp 0-0, Schwartz 0-2, DAVIS 2-4.

arbitreS : MM. Krehic, Vanlooy et Neeskens.

quarts : 10-26, 19-7, 20-24, 12-16.