Cette première journée a été particulièrement rythmée entre l’entraînement des jeunes, les candidats pour le Hall of Fame et le Rising Stars.

Ça y est, c’est officiellement parti. La 69e édition du All-Star week-end qui se tient à Chicago cette année est lancée avec les premiers accès aux joueurs. Comme toujours, cette première journée est dédiée aux jeunes du Rising Stars. D’un côté, on retrouve les meilleurs jeunes joueurs américains (Zion Williamson, Trae Young, Ja Morant, Jaren Jackson Jr.,…) et de l’autre, leurs homologues du « reste du monde » (Luka Doncic, Rui Hachimura, Josh Okogie,…). Mais avant d’en découdre sur le parquet, tout ce beau monde avait rendez-vous avec la presse dans la matinée.



Un rendez-vous fixé dans la « petite » salle du Wintrust. Une salle… comme on en fait pas en Belgique. Et on vous laisse deviner quels joueurs étaient les plus plébiscités par la presse. Sans surprise, dans le camp du reste du monde, c’est Luka Doncic qui avait tous les honneurs. Avant même son arrivée dans la salle, une meute de journalistes s’était précipitée autour de son pupitre. Difficile même de l’apercevoir par moment. Par contre, dans le camp US, la presse était un peu plus éparpillée même si le phénomène Zion Williamson attirait bien plus l’attention que les autres, Trae Young compris. Ils étaient des dizaines autour du joueur de la Nouvelle-Orléans qui a répondu à toutes les questions avec le sourire. Un peu à l’image de tous les joueurs présents d’ailleurs. Si le protocole l’oblige, leur accessibilité reste assez impressionnante.




Et après avoir accordé quelques longues minutes d’interview, les joueurs ont enfilé leurs tenues pour un petit entrainement ouvert à la presse. Si la team « reste du monde » était plutôt sobre avec des drills que l’on retrouve généralement dans toutes les équipes, côté américain, Éric Paschall n’a pas hésité à enchaîner quelques gros dunks. Et pour terminer l’entraînement US, un petit concours du milieu du terrain, bien évidemment. Car même s’ils restent des stars, les joueurs NBA sont comme les autres joueurs de basket : ils aiment s’amuser et prendre du bon temps.




Kobe Bryant nominé pour le Hall of Fame

En début d’après-midi, ce sont les légendes de la NBA qui ont été mises à l’honneur. Gary Payton, Dominique Wilkins ou encore Grant Hill, tous déjà intronisés au Fall of Fame, étaient présents pour entendre les noms des huit « petit nouveaux » qui sont éligibles pour éventuellement les rejoindre prochainement dans ce cercle très fermé. Cette année, ce sont quatre coaches et quatre joueurs qui ont été sélectionnés. Dans le camp des entraîneurs, on retrouve Kim Mulkey, Barbara Stevens, Eddie Sutton et Rudy Tomjanovich.

© Brys


Quant aux joueurs, les noms de Tamika Catchings, Kevin Garnett et Tim Duncan ont résonné dans le micro du présentateur avant que celui, très attendu, de Kobe Bryant ne soit officiellement prononcé sous une standing-ovation. Comme prévu, le Black Mamba, décédé il y a trois semaines dans un crash d’hélicoptère, devrait faire son entrée au Hall of Fame dès cette année.



Zion, Luka et Trae assurent le spectacle

Comme on pouvait s’y attendre, avant le début du match entre les meilleurs jeunes, un hommage était rendu à Kobe Bryant. Et qui de mieux que son ancien coéquipier et ami, Pau Gasol, pour dire quelques mots en l’honneur du Black Mamba en lever de rideau ? "C’est dur de perdre un ami mais Kobe faisait toujours des choses épiques alors faisons de ce All-Star Week-end, un événement épique", lançait-il, la gorge nouée. Si la salle était loin d’être sold-out, à l’applaudimètre, Luka Doncic était clairement le plus plébiscité par les fans de la team World. Par contre, côté US, Zion Williamson, Trae Young et le local de l’étape, Wendel Carter Jr., accueillaient les applaudissements de la foule. Et le match en lui-même ?

Eh bien contrairement à ce que l’on pouvait penser, les deux équipes ont joué le jeu sans pour autant oublier de défendre. Bon, on ne parlera d’une intensité digne d’un Game 7 de playoffs mais d’une présence qui rendait tout de même le match un peu plus intéressant. D’entrée de jeu, Trae Young plaçait un petit pont à RJ Barrett avant d’aller terminer en lay-up. Le ton était donné. Zion Williamson faisait lever la foule à chacun de ses dunks plus puissants les uns que les autres alors que Luka Doncic ponctuait la mi-temps sur un tir au buzzer du milieu (81-71 pour la team world). "Mon moment préféré ? Quand Ja (Morant) m’a fait une passe en alley-oop depuis le milieu de terrain", avouait Zion Williamson en sortie de match. En deuxième mi-temps, les joueurs assuraient le spectacle avec quelques gros dunks (Zion Williamson et Miles Bridges en s’aidant de la planche) et à ce petit jeu, c’est la Team US qui s’envolait au marquoir (105-115). Au final, les Américains l’emportent facilement (131-151) et Miles Bridges (Charlotte Hornets) a logiquement été élu MVP du match, lui qui a enchaîné les gros dunks pendant toute la rencontre. "Je voulais juste venir et m’amuser avec mes potes tout en faisant le show pour les fans, souriait le MVP après la rencontre. Je suis content d’avoir été élu MVP. Je pensais vraiment qu’Éric Paschall ou Collin Sexton allait l’emporter car ils ont marqué plus de points que moi mais je suis content d’avoir gagné."

© Brys


Mais les grands vainqueurs, ce sont les supporters qui ont assisté à un match d’un bon acabit avec une bonne adresse au périmètre malgré une défense intéressante et quelques gros dunks qui valaient le déplacement. Dommage que les dernières minutes, improvisées pour un petit concours de dunks, n’ait pas été à la hauteur, Zion Williamson ne parvenant pas à en réussir un. Malgré cela, on peut le dire : les jeunes ont assuré le spectacle et ont parfaitement lancé les hostilités pour cette édition 2020. Place maintenant aux concours (adresse, trois points et dunks) dans la nuit de samedi à dimanche.