Une action peut parfois résumer un match. Le dunk surpuissant de Kawhi Leonard (31 pts) écrasé de sa main droite sur Derrick Favors, pour porter l'avance de L.A. à 62-38 en fin de deuxième quart-temps, a autant symbolisé la domination de son équipe que son état d'esprit conquérant.

En d'autres termes, hormis Donovan Mitchell (37 pts) qui s'est démené en dépit d'une grande maladresse (9/26), l'équipe du Jazz n'a pas existé dans ce 4e match, où elle a été dominée comme lors du précédent. Dans l'impact physique comme dans le jeu, les Clippers semblent avoir trouvé la clé dans cette série qu'ils ont débutée avec deux revers.

Le succès tient d'abord à une défense particulièrement coriace (six contres, huit interceptions) qui a énormément gêné Utah, de surcroit limité à 43% de réussite. Et ensuite à l'efficacité retrouvée de Paul George (31 pts) qui a encore joué juste et fait montre d'une agressivité salutaire dans l'attaque au panier.

Marcus Morris, particulièrement adroit à longue distance (5/6) a aussi contribué (24 pts), tout comme Nicolas Batum très actif sur tous les fronts (7 pts, 6 rbds, 4 passes, 3 interceptions).

Seule légère ombre au tableau californien, Leonard a semblé se faire mal au pied droit dans le 4e quart-temps et n'a pas fini la rencontre par précaution.

"Ca ira", a néanmoins tenu à rassurer la star, "satisfait que l'équipe ait su jouer dur et shooter avec confiance. Chacun a fait en sorte d'aider l'autre."

Le Jazz, au sein duquel Rudy Gobert (11 pts, 8 rbds) a peu pesé, a semblé pouvoir remonter au score en seconde période, quand Joe Ingles a commencé à entrer des paniers derrière l'arc (5/7, 19 pts), mais l'illusion fut de courte durée.

A l'image de leur adversaire requinqué, une réponse collective est attendue mercredi Salt Lake City.

Au forceps, à l'image de Trae Young courageux et combatif jusqu'au bout, Atlanta a remonté 18 points de retard pour s'imposer contre Philly. Pourtant, il a bien cru passer une mauvaise soirée au regard du premier quart-temps largement perdu (28-20), sans que Trae Young ne parvienne à marquer, après cinq tentatives infructueuses.

L'avance s'est ensuite accrue pour les Sixers, dans le sillage de Joel Embiid alors intenable dans la raquette (15 pts). Mais le pivot camerounais (21 rbds), parti rapidement soigner son genou droit au vestiaire entre le premier et le deuxième quart-temps, n'a pas du tout montré le même visage en seconde période.

Pour deux raisons. D'abord parce que son ménisque, victime d'une petite déchirure juste avant les play-offs, l'a manifestement fait souffrir. Ensuite parce que la défense des Hawks s'est considérablement resserrée sur lui, Clint Capela (12 pts, 13 rbds) et Jason Collins (14 pts, 12 rbds) jouant les sangsues.

Résultat: hormis deux lancers francs, Embiid a tout raté dans ce second acte (0/12), notamment un double pas immanquable pour un joueur de sa stature, à 8 secondes de la fin, alors qu'Atlanta menait 101 à 100.

Sur quoi Trae Young n'a pas manqué d'inscrire ses deux lancers pour sceller le sort du match. Quelques secondes plus tôt, il était allé comme une bombe dans la raquette pour en obtenir deux autres, non sans récolter un coup au crâne par Embiid. Il a fini avec 25 points et 18 passes, malgré une adresse en berne (8/26).

Le come-back d'Atlanta doit aussi beaucoup aux 22 points de Bogdan Bogdanovic, qui a planté le tir derrière l'arc ayant permis de prendre un premier avantage au score en début du 4e quart-temps (83-82).

Côté Sixers, la défaillance d'Embiid n'a pu être comblée, malgré Tobias Harris (20 pts), tandis que Ben Simmons s'est surtout appliqué à défendre sur Young (11 pts, 12 rbds, 9 passes, 2 contres).

Quant à Seth Curry (17 pts), il a manqué la balle d'égalisation à trois points au buzzer.