Classés 8e à l'issue de la saison régulière après huit derniers matchs joués comme autant de finales (6 victoires), les Blazers n'avaient besoin que d'un succès pour valider leur billet. Sans quoi, ils auraient dû jouer un deuxième match contre les Grizzlies dimanche.

Il n'en sera rien, mais ça s'est joué à vraiment pas grand chose en fin de match. Et là où tout le monde a pris l'habitude d'assister au "Dame Time", l'heure où Damian Lillard s'évertue à faire gagner les matchs avec ses shoots assassins, c'est son compère l'arrière McCollum qui a fait la différence en inscrivant huit points d'affilée (dont deux de ses trois shoots derrière l'arc) pour faire un break à 119-113 que Memphis n'a pu effacer.

Et ce malgré le formidable match de Ja Morant, qui sera probablement désigné rookie de la saison dans quelques semaines et a délivré la meilleure performance de sa jeune carrière lors du match qui comptait le plus (35 points, 8 passes).

Jusqu'au bout Morant n'a jamais rien lâché, réduisant même l'écart à 122-119 après un dernier panier à trois points, avant que Carmelo Anthony (21 pts) ne transforme ses lancers francs à quelques dixièmes de secondes du buzzer.

Lillard n'a évidemment pas été en reste avec ses 31 pts et 10 passes, qui cachent une maladresse inhabituelle (6/15). Mais la star de l'équipe a vu qu'il pouvait compter sur les siens quand lui ne peut pas ou plus tout faire tout seul.

Symbole d'abnégation et de courage, le Bosnien Jusuf Nurkic a été admirable dans un contexte extrêmement difficile, puisqu'il annonçait deux heures avant la rencontre le décès de sa grand-mère frappée par le coronavirus. Emu aux larmes après sa performance (22 points, 21 rebonds, 6 passes) et la victoire, il a été enlacé par tous ses coéquipiers.

Enfin assurés de jouer les playoffs, ce qui était loin d'être assuré au cours d'une saison assez peu conforme aux attentes, les Blazers sont désormais animés par un supplément d'âme que les Lakers ne devront pas mésestimer.