Les Floridiens, finalistes du championnat en 2020, battus par les Lakers, ont remporté leur série 4-2, faisant ainsi respecter leur statut de tête de série N.1, face à des Sixers (N.4) qui ne visaient pourtant rien d'autre que le titre.

Mais pour cela, il aurait fallu que Joel Embiid soit à 100%. C'est cabossé de tous les côtés, entre sa déchirure ligamentaire au pouce droit et sa fracture à l'orbite de l'oeil droit, qu'il a fait son possible malgré d'évidentes gênes et douleurs. Sans démériter (20 pts, 12 rbds), face à une défense du Heat appliquée (7/23 aux tirs), il n'a simplement pas été aussi dominant qu'il le fut cette saison.

En face, Jimmy Butler était en pleine possession de ses moyens (32 points, 8 rbds, 2 contres). C'est sous impulsion que le Heat a fait la différence dans le 3e quart-temps.

James Harden a encore déçu (11 pts, 9 passes) avec deux tirs tentés - et ratés - en seconde période. Recruté aux dernières heures du mercato, Harden, triple meilleur marqueur de la ligue (2018, 2019, 2020) devait former un duo de scoreurs de choc avec Embiid, qui a lui fini en tête cette saison. Il n'en fut rien.

A Dallas, les Mavericks ont sèchement rétabli l'équilibre face aux Suns (3-3) dans le sillage d'un Luka Doncic encore très impressionnant (33 pts, 11 rbds, 8 passes, 4 interceptions) et décisif.

Le match était quasiment joué à la pause (60-45), sans que par la suite Phoenix puisse y changer quoi que ce soit. DeAndre Ayton, pourtant à son aise à l'intérieur (21 pts, 11 rbds), Devin Booker (19 pts, 8 rbds) ou encore Chris Paul (13 pts, 4 passes), décidément bien effacé depuis trois rencontres, n'ont pu inverser la tendance.

L'agressivité des joueurs texans a ainsi contrasté avec l'apathie de ceux de l'Arizona. Bousculés, ces derniers ont trop vite donné l'impression de se résigner à en passer par un match N.7 sur leur parquet, dimanche.

Sachant que chaque équipe a gagné à domicile dans cette série, rien d'incongru au fond de tout miser sur 48 minutes supplémentaires poussés par leurs fans. Mais ils devront se méfier, car Doncic a suffisamment de génie en lui pour bouleverser n'importe quel plan.