La première équipe à quatre victoires sera sacrée championne.

Le Heat, dont c'est la 6e finale en 15 ans (trois ont été remportées en 2006, 2012, 2013), a réalisé un véritable exploit, en l'absence de ses deux cadres, Bam Adebayo, non remis de ses tensions cervicales, et Goran Dragic, qui souffre d'une aponévrose plantaire au pied gauche.

Il a pu compter sur son leader Jimmy Butler, une nouvelle fois au four et au moulin, en témoigne son énorme triple-double (40 pts, 11 rbds, 13 passes). Après le match N.2, il avait enjoint les siens à ne pas abandonner, à jouer plus dur. Il a montré l'exemple et ses partenaires l'ont suivi pour parvenir à relancer cette finale.

Cela s'est vu sur le parquet. Dans son sillage, Kelly Olynyk et Tyler Herro ont ajouté 17 points chacun. Et surtout: Miami a mieux joué que son adversaire, a mis plus d'ingrédients aussi, faisant montre de l'envie de ceux qui ne veulent pas dire leur dernier mot, sous peine de rentrer très vite chez soi.

Le Heat a toujours dominé, ne laissant aux Lakers le loisir de mener que rarement et de très peu de points.

Ils n'ont fait illusion que grâce à l'implication encore totale de LeBron James, qui a encore tutoyé le triple-double (25 pts, 10 rbds, 8 passes). Le "King" a tenu la maison quand Anthony Davis vivait une première période catastrophique, perdant 5 ballons, prenant 3 fautes assez tôt, ce qui a de surcroît limité son temps de jeu et perturbé le bon déroulement du plan offensif des Lakers.

En seconde période, "AD" s'est réveillé (15 points) mais pas autant qu'il aurait fallu, tant et si bien qu'il a été loin de ses standards habituels. Et cela a fait la différence sur le plan comptable.

L'heure n'est pas encore aux doutes côté LA, mais ce revers résonne comme un avertissement tant les Californiens ont manqué d'énergie et d'application parfois.