Le Jazz ça gaze !

Utah s'est imposé pour la 16e fois en 17 matches, en bataillant cette fois un peu plus que d'habitude face à Boston (122-108).

C'est au 3e quart-temps que le Jazz a accéléré le tempo, reléguant les Celtics à dix longueurs. Ensuite Donovan Mitchell, encore excellent (36 pts, 9 rbds), et Rudy Gobert, sur tous les fronts (18 pts, 12 rbds, 4 contres), ont contenu le sursaut adverse avec d'importants paniers dans le money-time, tout comme Joe Ingles (24 pts).

Boston, où Jaylen Brown a réussi un gros match (33 pts, 8 rbds) et Jayson Tatum a manqué d'adresse (7/20, 23 pts), reste 4e à l'Est.

Utah, qui a égalé le meilleur départ de son histoire (20-5), réalisé en 1996/97 sous l'ère Karl Malone/John Stockton, pourra l'améliorer vendredi contre Milwaukee, 2e à l'Est derrière Philadelphie, qui a battu Sacramento (119-111).

Joel Embiid (25 pts, 17 rbds) a encore été déterminant pour les Sixers, longtemps malmenés par DeAaron Fox (34 pts, 10 passes).

Brooklyn sans défense

Sans Kevin Durant (protocole Covid), les Nets n'ont pas la même allure. Et leur troisième revers de rang (122-111) à Detroit n'a fait que confirmer leur incapacité chronique à défendre.

Quand leurs stars font fonctionner à plein l'attaque, cela se voit un peu moins. Mais lorsqu'elles restent dans des standards juste raisonnables à l'image des 27 et 24 points de Kyrie Irving et James Harden (12 passes, 7 ballons perdus), c'est criant.

Brooklyn (3e), prétendant déclaré au titre, ne peut pas se permettre d'être aussi perméable défensivement. Steve Nash le sait, qui en a appelé à "la fierté personnelle" de ses joueurs. "Si vous venez à la salle, vous devez avoir envie de vous battre aux côtés de vos coéquipiers et de rendre les choses extrêmement difficiles pour l'adversaire. Ce n'est pas ce que nous avons fait."

Et les Pistons en ont profité, shootant à 56% de réussite, à l'image de Jerami Grant (32 pts, record personnel).

Sekou Doumbouya (2 pts en 6 minutes) a peu participé à la fête. En face, l'autre "Frenchie", Timothé Luwawu-Cabarrot est resté discret (3 pts, 3 rbds).

Curry, cet artiste

Non content d'envoyer comme à chaque match des ogives à trois points, Stephen Curry fait cette saison étalage de toute sa panoplie de magicien, symbole d'une joie retrouvée de jouer à un niveau tout proche de ses années MVP (2015, 2016). Lors de la facile victoire de Golden State à San Antonio (114-91), cela fut éclatant.

Auteur de 32 points en trois quart-temps, il a tout fait à la défense des Spurs, dribbles insensés, shoots derrière l'arc en step-back (après pas de recul), tir très haut en cloche façon Harlem Globe Trotters, et cerise sur le gâteau ce panier de funambule, dos au panneau, façon Michael Jordan.

Si Klay Thompson ne s'était pas rompu un tendon d'Achille, leur duo ferait des Warriors probablement un candidat au titre. Au lieu de quoi, ils sont actuellement 8e à l'Ouest, à une victoire des Spurs (6e).

Miami frustre encore New York

Vainqueur deux jours plus tôt face à ces mêmes Knicks (109-103), le Heat a remis ça sur son parquet (98-96). Les deux équipes étaient à égalité (94-94), quand Tyler Herro (15 pts) a planté la banderille létale à longue distance, à une minute du terme.

Jimmy Butler, encore omniprésent, a donné la passe décisive à son coéquipier, sa dixième du match. Il a aussi gêné RJ Barrett sur son double-pas d'une égalisation manquée.

Derrick Rose, de retour à New York où il a joué en 2016/17, a réussi 14 points. Frank Ntilikina était absent, faisant l'objet d'une enquête de traçabilité pour le coronavirus.

Après ce 3e succès d'affilée, Miami remonte à la 10e place à l'Est, juste derrière les Knicks.