Ainsi donc la FIBA a tranché : les quatre tournois qualificatifs féminins en vue des JO de Tokyo se disputeront en Chine (Foshan) et pour trois d’entre eux en Europe. Une surprise que cette répartition assez peu équitable au niveau mondial mais une grande nouvelle pour le basket belge qui avec Ostende hérite de l’une de ces trois organisations. 

C’est en effet une première pour la Belgique depuis 25 ans environ mais surtout une formidable opportunité pour Ann Wauters et ses coéquipières.
Celles-ci ne dissimulaient d’ailleurs pas leur joie : « On l’a appris alors en rallumant nos portables après l’atterrissage à Helsinki. On était toutes ensemble dans cet avion, il y a eu comme un frisson, une énergie incroyable, un pur moment d’adrénaline. On a vraiment senti que tout se met en place pour aller le chercher, ce billet pour Tokyo » s’enthousiasmait la grande Dame du basket belge avant d’analyser : « Jouer à domicile, c’est un avantage incroyable. D’abord il y aura le soutien des fans. Au moindre match on a 3.000 personnes. Pour un TQO, le Versluys Dôme (5.000 places) sera plein, j’en suis convaincue. Au-delà, c’est un (long) voyage et donc de la fatigue qu’on évite. C’est aussi sans doute deux jours de plus pour se préparer dans cette fenêtre qui sera fort courte et concentrée (le tournoi se disputera en quatre jours du 6 au 9 février 2020 dont un de repos après les deux premières rencontres). Cette nouvelle, c’est la meilleure chose qui pouvait nous arriver mais attention aux adversaires. Ce n’est pas gagné d’avance car au tirage, on peut tomber sur du très lourd comme les USA et l’Espagne par exemple » conclut Ann Wauters.

Les réactions n’ont naturellement pas tardé, avant tout au nord du pays, à l’annonce de cette bonne nouvelle rendue possible par la volonté commune des autorités flamandes, de la Loterie Nationale et de quelques sponsors fidèles aux Cats.
A l’image du silence assourdissant de la RTBF jeudi soir à l’occasion du match des Cats à Charleroi, on ne peut simplement que constater et regretter l’absence totale d’implication du côté wallon en dépit de la présence sous les couleurs nationales de joueuses comme Marjorie Carpréaux ou Julie Allemand.