Passé par Bree, Malines et Anvers en Belgique, mais également par Den Helder et ZZ Leiden aux Pays-Bas, on peut dire que Paul Vervaeck sait de quoi il parle quand on lui demande son avis sur les championnats belges et néerlandais.

Seul coach belge à exercer chez les "Oranje" cette saison, le technicien belge de 65 ans réalise un beau début de saison avec Yoast United, un jeune club qui dispute sa deuxième saison au sein de l’élite néerlandaise. "On travaille vraiment étape par étape avec une jeune direction et quelques jeunes joueurs", avoue-t-il, sans se mettre de pression inutile mais avec de l’ambition. "Pour cette deuxième partie de saison, notre objectif est clair : terminer premier du Silver Group pour rejoindre les playoffs nationaux."

Et justement, ce week-end, c’est le grand début de la phase cross border qui verra les équipes belges et néerlandaises s’affronter. Si Paul Vervaeck avoue aisément que le niveau de jeu du côté des Pays-Bas est un cran en dessous de celui pratiqué en Belgique, ce n’est pas pour autant que ce sera une parade pour tous les clubs belges. "Une équipe comme ZZ Leiden réalise une belle saison et est également présente en quarts de finale de la FIBA Europe Cup. Par contre, je pense que pour les équipes du Gold Group, les matchs en déplacement vont être compliqués pour les Néerlandais. En revanche, à domicile, on n’est pas à l’abri d’une victoire face à une grosse équipe belge."

De là à venir ennuyer l’ogre ostendais ? "Honnêtement, pour le titre, je ne vois pas qui pourrait ennuyer Ostende. Par contre, sur une rencontre, une équipe comme Leiden ou Den Bosch peut s’imposer à la maison. Mais pas sur la durée d’un championnat."

En revanche, en Silver Group, Paul Vervaeck est plus catégorique : "Le budget des équipes belges est bien plus élevé. Elles seront favorites pour chaque rencontre à domicile. Quoi qu’il en soit, je pense que 90 % des équipes néerlandaises sont motivées à l’idée de démarrer cette nouvelle phase de la compétition et personnellement, je suis content de pouvoir revenir en Belgique." Pour Paul Vervaeck, ce sera ce dimanche, sur le parquet du Brussels.