Les Clippers à l'expérience

"Et si Kristaps Porzingis n'avait pas été exclu?", doivent se demander les Mavs après cette défaite frustrante (118-110), certainement pas volée par L.A., qui a néanmoins profité de l'absence du Letton.

C'est pour avoir voulu aller défendre Doncic, accroché par Marcus Morris, sans vraiment être véhément, que "KP" a écopé de sa deuxième faute technique, alors que Dallas menait 71-66 au troisième quart-temps. Après quoi les Clippers ont repris l'avantage dans le sillage de Leonard (29 pts, 12 rbds, 6 passes), de George (27 pts) et... de Morris (19 pts), agent provocateur mais finisseur aussi.

"Ce qui s'est passé est malheureux. Kristaps veut protéger son coéquipier... Il faut comprendre qu'en play-offs, on est plus émotif en quelque sorte. On va devoir apprendre de ça", a commenté l'entraîneur texan Rick Carlisle.

Pour ses débuts en play-offs, Doncic a déjà battu un record puisqu'il est le premier joueur à passer la barre des 40 points pour son tout premier match. Ses 42 points (8 rbds, 7 passes), face à une si coriace défense (11 ballons perdus) plaident encore pour son talent, qui aura néanmoins besoin de se conjuguer à celui de Porzingis pour espérer faire douter L.A.

Denver, malgré Mitchell

On savait que leur duel serait serré. La victoire des Nuggets sur le Jazz, après prolongation (135-125), en a été la preuve, Jamal Murray jouant le rôle du bourreau, avec dix de ses 36 points inscrits durant ces cinq minutes supplémentaires.

Nikola Jokic a été l'autre grand artisan du succès de Denver (29 pts, 10 rbds), et ce malgré Rudy Gobert, très dissuasif en défense face à lui (deux contres et deux autres sur Murray). Le Français a également été présent offensivement (17 pts, à 8/11) mais s'est éteint pendant la prolongation.

Or c'est là que le Jazz a fini par craquer, malgré une énorme performance de Donovan Mitchell, auteur de 57 points, soit 7 de plus que le record de la franchise établi en play-offs par Karl Malone. L'histoire retiendra également qu'il est devenu le troisième joueur le plus prolifique sur un match de cette phase, derrière Elgin Baylor (61 avec les Lakers face aux Celtics, 1962) et Michael Jordan (63 avec les Bulls contre les... Celtics, 1986).

Les Raptors étaient pressés

Sans surprise, le champion en titre Toronto (N.2) a disposé (134-110) des Nets (N.7), au terme d'une rencontre où il a montré deux visages. Conquérant d'entrée, comptant jusqu'à 30 points d'avance à la moitié du 2e quart-temps, apathique ensuite, leur matelas s'étant rétréci à 8 points à l'entame des douze dernières minutes.

Finalement, dans le sillage de Fred VanVleet (30 pts, 8/10 à longue distance), les Raptors ont recouvré leur agressivité pour éviter de payer chèrement leur relâchement coupable.

En face, personne n'a baissé les bras malgré la mauvaise entame, à l'image du Français Thimoté Luwawu-Cabarrot, excellent en sortie de banc (26 pts à 9/13, 7 rbds), et de Caris LeVert qui a su faire marquer à défaut de beaucoup scorer (15 pts, 15 Passes).

Boston a fini plus fort

C'est au 4e quart-temps que les Celtics ont fait la différence, grâce notamment aux 15 points de Jaylen Brown (29 au total, 6 rbds) pour s'imposer (109-101) face à des Sixers qui, privés de Ben Simmons (genou), n'ont étrangement pas sollicité Joel Embiid dans le money-time, pourtant efficace (26 pts, 16 rbds).

Jayson Tatum a été l'autre homme fort de Boston (32 pts, 13 rbds, 3 contres), devenant à 22 ans le plus jeune joueur de la franchise à réussir au moins 30 et 10 dans ces catégories en play-offs.

Seule ombre au tableau vert, Gordon Hayward s'est fait une entorse à la cheville droite.