Doc Rivers avait été vexé par la défaite au match N.4, ses joueurs ayant subi le festival Doncic, auteur d'un triple-double et du shoot de la crucifixion au buzzer de la prolongation. Il a manifestement trouvé les bons mots, puisque son équipe avait le mors au dent et n'a fait qu'une bouchée des Mavs, encore privés de Kristaps Porzingis (genou).

Symbole de cette réaction d'orgueil, Paul George a enfin trouvé la mire après quatre matches en dedans, avec 35 points inscrits (12/18 aux tirs), tandis que Kawhi Leonard s'est montré toujours aussi consistant (32 pts, 7 rbds).

"J'étais juste dans un recoin. Je n'étais vraiment pas là. Ces derniers matches, c'était difficile. Mais les gars ont été derrière moi, ma famille, mes amis aussi, tout le monde. J'ai retrouvé le chemin, je suis de retour et j'attends avec impatience la suite", a déclaré PG.

Ce festival offensif de L.A., notamment à trois points (22/35), qui a abouti au record de points de la franchise californienne en play-offs, a aussi été validé par une défense redevenue coriace.

Le premier à en faire les frais à été Doncic, par ailleurs vraisemblablement diminué quatre jours après son entorse à la cheville gauche. Le Slovène a été limité à 22 points et 8 rebonds et c'est un rire moqueur de Doc Rivers qu'il a récolté après un "flop" (chute volontaire après contact) un peu trop artistique, tandis que le coach d'en-face Rick Carlisle se faisait exclure au 3e quart-temps pour une grosse colère.

Le sourire a changé de camp en 48 heures. Aux Clippers de faire en sorte de le conserver jeudi, sans quoi un périlleux match N.7 les attendra samedi.

Denver remercie Murray

Les Nuggets, dos au mur, ont vaincu Utah (117-107) et ils le doivent à la performance majuscule de leur meneur Jamal Murray auteur de 42 points (65% au tir, 50% derrière l'arc) en autant de minutes, 8 rebonds, 8 passes dont la dernière pour le panier létal de Nikola Jokic derrière l'arc.

Alors que Denver courait après le score, mené de 9 points à la pause, c'est lui qui a sonné la révolte sur une action de funambule à la fin du troisième quart-temps. Après s'être extirpé de la pression mise par deux adversaires au milieu du terrain, il s'est élancé en pénétration et a réussi un mouvement à 360 degrés pour marquer dans une position improbable.

Après quoi, intenable, il a inscrit 18 points des 35 points de son équipe dans les 12 dernières minutes, écoeurant à lui seul le Jazz, même si Jokic a aussi été déterminant tout du long avec ses 30 points (6 rebonds).

En face, Donovan Mitchell a encore été performant avec ses 30 points et 5 passes, mais un peu seul pour rivaliser sur la fin de match, alors que son équipe semblait maîtriser les débats jusque-là.

Ainsi ni Mike Conley (17 pts) ni Rudy Gobert (11 pts, 12 rbds) n'ont pu peser dans le money time. Il leur faudra se battre jusqu'au bout, car les Nuggets n'ont pas dit leur dernier mot. Match N.6 jeudi.