Booker bourreau de L.A.

Quelle bagarre! La rencontre remportée par les Suns (99-90) a été électrique. Prises de bec, accrochages à la limite de l'échauffourée, exclusion (Cam Payne), chocs douloureux, notamment pour Chris Paul (épaule droite), public chauffé à blanc (11.824 spectateurs)... Aucun doute, le parfum des play-offs flottait à Phoenix.

Et ce sont les Suns, à la mène au score tout du long, qui ont marqué le premier point, portés par Devin Booker, impressionnant pour son premier match à ce stade avec 34 points (8 passes, 7 rebonds) inscrits dont 14 dans le dernier quart-temps.

C'est lui qui s'est affirmé en leader, quand Paul (7 pts, 8 passes) a dû retourner deux fois au vestiaire se faire soigner après son choc subi au début du 3e quart-temps. Et il a été soutenu par DeAndre Ayton, très actif à l'intérieur (21 pts, 16 rbds).

C'est au rebond que Phoenix a aussi gagné son match (47 à 33, dont 16 offensifs qui ont constitué autant de deuxième chances aux tirs).

Côté Lakers, si LeBron James, pas à 100%, a fait ce qu'il a pu (18 pts, 10 passes, 7 rbds, 3 interceptions), Anthony Davis a déçu (13 pts, à 5/16, 7 rbds) et l'équipe a vendangé derrière l'arc (7/26), car dessous c'était chasse gardée.

Brooks assomme Utah

Privée de Donovan Mitchell, encore trop juste physiquement (cheville), le Jazz est tombé sur un roc(k) face à Memphis (112-109), combatif en diable et décomplexé dans la foulée de sa qualification en barrage contre Golden State.

Dylan Brooks a été l'intenable leader offensif des Grizzlies (31 pts, 7 rbds), avant que Ja Morant ne prenne le relais en fin de match (26 pts, 4 passes).

En face Bojan Bogdanovic a fait ce qu'il a pu (29 pts) pour combler les dix longueurs de retard accusées dans le money-time. Mais la maladresse collective derrière l'arc (12/47) a sanctionné Utah, dans les rangs duquel Rudy Gobert n'a pas démérité (11 pts, 15 rbds, 3 contres).

Une réaction est vite obligatoire pour la meilleure équipe de la saison régulière.

Embiid repousse Washington

Auteur de 13 de ses 30 points dans le 3e quart-temps, Joel Embiid a permis à son équipe de faire une petite différence (38-31). Le pivot camerounais en a ajouté 8 autres dans les trois dernières minutes pour maintenir la distance avec de tenaces Wizards.

En première période, c'est Tobias Harris qui a maintenu les Sixers à flots pour finir avec 37 unités, son record en play-offs. Quant à Ben Simmons, peu prolifique (6 pts), il n'en a pas été moins actif (15 passes, 15 rebonds).

"Il fallait être agressif, donner le ton, car on sait que ce sera très dur face à eux", a commenté le premier.

Bradley Beal (33 pts, 10 rbds, 6 passes) a incarné la résistance courageuse des Wizards, Russell Westbrook (16 pts, 14 passes) ayant malgré lui éteint l'espoir d'une ultime remontée dans la dernière minute, en posant son pied droit en touche alors qu'il partait en contre-attaque. Sa 6e perte de balle, suivie d'une tentative derrière l'arc ratée quelques secondes plus tard.

Young climatise New York

"Et alors, il fait pas froid là ?": Trae Young s'est amusé chambrer le Madison Square Garden, chauffé à blanc avec 15.000 fans présents dont Spike Lee surexcité au front court, après son panier assassin marqué à une seconde du buzzer, qui a permis aux Hawks de battre les Knicks (107-105).

La mobylette d'Atlanta a pris de vitesse ses vis-à-vis, pour finir avec un shoot en cloche qui a gâché les retrouvailles de New York avec les play-offs, après huit ans de disette. Le meneur a fini avec 32 points (10 passes, 7 rbds), épaulé par Bogdan Bogdanovic (18 pts), auteur d'un crucial tir derrière l'arc pour égaliser dans la dernière minute.

En face, Alec Burks a pourtant réalisé le meilleur match de sa carrière (27 pts) en sortie de banc, d'où a aussi émergé Derrick Rose (17 pts, 5 passes, 5 rbds).