Miami sort les Bucks

La marche était trop haute pour Milwaukee. Sans son MVP, insuffisamment remis de son entorse à la cheville droite, la meilleure équipe de la saison régulière a concédé sa quatrième défaite en cinq matches (103-94) face à Miami, qui n'a pas baissé d'intensité et s'est avéré plus armé pour renouer avec la finale à l'Est pour la première fois depuis six ans.

Ce Heat n'a ni LeBron James ni Dwyane Wade comme en 2014, mais sa force collective est impressionnante.

Dans ce match, qui s'est gagné en défense - les Bucks ont été limité à 36,3 % de réussite - Jimmy Butler et Goran Dragic, 17 points chacun, ont inscrit les paniers qu'il fallait dans le money-time. Mais ils ont été parfaitement relayés par un banc performant, qui a apporté 38 points dont 14 inscrits par le seul Tyler Herro (8 rbds, 6 passes).

"On ne croirait pas que ce gars soit un rookie. Les actions qu'il fait, les shoot qu'il prend et qu'il rentre... c'est un élément-clé pour nous", lui a rendu hommage Butler.

Depuis le début des play-offs, Miami en est à 8 victoires contre 1 défaite. "Mais tout ça est déjà derrière nous. Attendons de voir qui on affrontera, Toronto ou Boston. On a encore huit matches à gagner", a-t-il ajouté.

Pour Milwaukee, meilleure attaque et défense de la saison régulière, la déception doit être immense, même si elle découle de la blessure de Giannis.

Mais même avec lui, l'équipe du Wisconsin n'a pas montré en play-offs le visage conquérant qui était le sien cette saison. Le tout dans un contexte de lutte sociale où le basket n'a pas toujours été au coeur des préoccupations de ses joueurs, ces derniers ayant lancé un historique mouvement de boycott de match après l'affaire Jacob Blake.

L.A. sort les muscles

Une première période monstrueuse de LeBron James qui y a réussi 29 de ses 36 points (7 rbds, 5 passes), parfaitement secondé par Anthony Davis (26 pts, 15 rbds), et un Facteur X nommé Rajon Rondo (21 pts dont trois paniers consécutifs assassins derrière l'arc, 9 passes): tout ceci n'était pas de trop pour aider les Lakers à venir à bout des Rockets (112-102).

Une fois de plus, cela s'est joué à pas grand chose au cours d'un match de grande intensité, où les corps ont souffert - le visage en sang de Robert Covington atteint par un coude de Davis, le flanc de ce dernier atteint par un coude du premier -, où le score basculé une vingtaine de fois des deux côtés, et où la décision s'est faite dans le money-time avec des Lakers plus précis en attaque et hargneux en défense.

A ce titre, outre ses points, James a montré l'exemple avec 4 contres dont un sur James Harden qui y a ensuite réfléchi à deux fois avant de revenir dans la raquette. Cela n'a pas empêché "le barbu" ("The Beard") de sortir un gros match (33 pts, 9 rebonds, 9 passes) sans parvenir toutefois à peser en fin de match.

Il avait pourtant avec lui Russell Westbrook en mode revanchard (30 pts, 8 rbds, 6 passes) après deux premiers rencontres passées au travers, mais pas PJ Tucker, son habituel guerrier, qui n'a pas eu son rendement habituel (3 pts), notamment en défense.

Or L.A. avait plus d'armes collectivement, en témoignent les 42 points de son banc et son adresse globale à 55%, qui offrent à "King James" une nouvelle couronne en attendant une éventuelle 4e bague: celle du joueur au plus grand nombre de victoires en play-offs (162).

"J'ai joué avec beaucoup de grandes équipes, à Cleveland, Miami et maintenant à Los Angeles. Vous n'obtenez pas ces victoires sans vos coéquipiers et les entraîneurs qui vous préparent à les gagner", a-t-il commenté.