Exilé en France, Quentin Serron vient de sortir de plus de cinq mois de blessure.

C’est entre deux séances d’entraînement que Quentin Serron a répondu à notre appel mardi en milieu de journée. Un programme typique pour un sportif professionnel mais que l’international belge, transféré à Gravelines l’été dernier, savoure particulièrement après un peu plus de cinq mois d’indisponibilité suite à une blessure à l’épaule encourue lors de la dernière campagne avec l’équipe nationale au mois d’août 2016. Un coup d’arrêt pour le Bruxellois qui a effectué ses premiers pas officiels avec sa nouvelle équipe la semaine dernière. "Je ne me suis entraîné que trois fois avec le groupe avant ce match et mon temps de jeu était limité. Le week-end, en championnat, je jouerai sans doute un peu plus."

Exilé en France, Quentin Serron est bien placé pour parler de la double confrontation belgo-française en huitièmes de finale de la Fiba Europe Cup. Vainqueurs à l’aller, Ostende et Charleroi se déplacent dans l’Hexagone avec comme mission de défendre leur avantage. "Avec neuf points d’avance au moment d’aborder la manche retour, Ostende possède de bonnes chances de passer", estime l’ancien de la maison jaune. "Pau est réputé pour ses performances à domicile mais apparaîtra déforcé (NdlR : Bokolo, Cavalière et Okobo se sont blessés il y a quelques jours). Les rotations risquent donc de manquer d’autant que l’équipe jouera son troisième match en moins d’une semaine. Avec l’expérience de joueurs comme Djordjevic ou Gillet, le BCO devrait donc s’en sortir. Je fais aussi confiance au coach Gjergja pour ne pas laisser ses joueurs se reposer sur leurs lauriers."

Quant au cas de Charleroi, Quentin Serron se montre beaucoup plus réservé. "Ce sera difficile sur le parquet de Nanterre. Cette équipe possède quelques joueurs capables de mettre le feu en quelques instants. Le Spirou devra donc rester très vigilant durant 40 minutes pour espérer décrocher sa qualification."

Les deux locomotives belges ont, en tout cas, démontré qu’elles pouvaient tenir la comparaison. "De manière générale, le jeu en France est plus athlétique et physique tandis qu’en Belgique, le jeu est plus posé."


"Le jeu en France est plus athlétique"

La semaine dernière, Quentin Serron a joué ses toutes premières minutes sous le maillot de Gravelines à l’occasion de la Leaders Cup, qui réunissait les huit meilleures équipes de France à Disneyland Paris. Gravelines s’est incliné en quart de finale face à Monaco, vainqueur de la Coupe (90-85). "Il était prévu que je ne joue pas beaucoup. Mon retour sera progressif même si je ne ressens déjà plus de douleur à l’épaule", explique l’arrière belge. "Mais, physiquement, je suis déjà à un très bon niveau. Je ne suis pas loin des autres. Il me manque juste du rythme de match. Et je dois aussi encore assimiler les différents systèmes tactiques."

Occupant actuellement la cinquième place du championnat de France, Gravelines est sur le point de remplir ses objectifs cette saison. "Le club désirait être présent à la Leaders Cup , et ce fut le cas. Il nous reste maintenant à décrocher un ticket pour les playoffs et la saison sera déjà en bonne partie réussie."

En espérant que le Belge puisse lui aussi amener sa pierre à l’édifice...