LeBron James et d’autres stars NBA se sont révoltées suite à l’élection de Trump.

L’élection de Donald Trump en tant que nouveau président des États-Unis n’a évidemment pas fini de faire parler outre-Atlantique. Et l’onde de choc provoquée par le triomphe du successeur de Barack Obama n’a pas épargné le milieu du sport professionnel US, et plus particulièrement la NBA dont les stars n’ont pas hésité à sortir de leur réserve pour commenter publiquement ce qu’ils n’osaient imaginer il y a 10 jours encore. Composée de plus de 70 % de joueurs afro-américains, la grande Ligue américaine de basket-ball n’a donc pas échappé à la grande vague de réactions et d’indignation.

Apparu aux côtés d’Hillary Clinton afin de la soutenir durant sa campagne face à Trump, LeBron James, en tant que superstar de la NBA, fut l’un des premiers joueurs à réagir au lendemain de l’élection. "Suivre les résultats à la télévision a été difficile, ma femme et moi, nous ne sommes pas couchés avant 4h du matin."

Il avait ensuite exhorté ses compatriotes en lançant un appel, notamment les femmes et les minorités, à "ne pas perdre la foi". "P arents et personnes en charge de nos enfants, faites leur savoir qu’ils peuvent encore changer le monde, pour le mieux", a écrit le triple champion NBA sur son compte Instagram. "Ne perdez pas la foi ! Les enfants sont notre avenir et nous devons rester plus forts que jamais. Les minorités et les femmes, ce n’est pas la fin, il y a juste devant nous un obstacle très difficile que nous devons franchir. Notre pays n’a jamais reposé sur un seul homme…" a conclu la vedette de Cleveland qui a aussi précisé qu’il hésiterait à se rendre à la Maison Blanche comme le veut la coutume en cas de nouveau titre NBA.

Si King James s’est donc voulu plutôt rassembleur, d’autres ont partagé leur peur et leurs craintes comme l’a fait Jamal Crawford, ailier des Los Angeles Clippers. "Je suis effrayé. Je prierai plus longuement encore", avait lâché le joueur de 36 ans sur son Twitter. Avant de détailler sa pensée face aux médias : "Pour être honnête, j’ai été complètement choqué par le résultat des votes. En regardant les débats d’avant-élection, je me disais qu’il était impossible de voir Trump l’emporter. Mais, visiblement, le peuple américain a parlé. Il n’y a plus qu’à espérer le meilleur même si je ne suis pas optimiste."

Étonnamment, les réactions les plus vives sont peut-être venues de deux coaches blancs. Pour l’entraîneur de Détroit Stan Van Gundy, les États-Unis "ont jeté une bonne partie de notre population aux lions. On leur a dit qu’on les considérait comme des citoyens de seconde zone". Quant à Gregg Popovich, mentor des Spurs de San Antonio, ne mâchait pas ses mots non plus : "Cela me rend malade, pas parce que les républicains se sont imposés, mais par la tonalité dégoûtante de ce qui a été dit, que ce soit les commentaires xénophobes, homophobes, racistes, misogynes."

Pas certain donc que l’on verra souvent le nouveau président US au bord des parquets…


Les hôtels de la bannière Trump boycottés par certaines équipes

Pour manifester leur désapprobation à l’élection de Donald Trump, certains dirigeants de franchise NBA ont d’ores et déjà décidé de ne plus séjourner dans les hôtels de la bannière Trump. Selon des sources américaines, les équipes de Milwaukee, de Memphis et de Dallas ont indiqué qu’ils logeront à une autre enseigne lorsqu’elles se rendront à New York ou à Chicago.

En outre, les Bucks de Milwaukee auraient déjà tenté d’annuler leur réservation à l’International Trump Tower de Chicago le 3 octobre dernier, avant même les résultats du scrutin, lors d’un déplacement en préparation. Ceux-ci ont d’ailleurs déjà un autre plan d’hébergement pour le reste de la saison. Il en va de même pour les Grizzlies et lesMavs qui avaient pour habitude de s’installer au Trump SoHo à New York.