" On n’a pas existé en tant qu’équipe". Les mots durs de Hanavan résonnent encore dans les couloirs de la SportOase louvaniste où le Brussels avait touché le fond la semaine précédente. Six jours et un succès mérité face à Charleroi plus tard, le discours du coach américain a radicalement changé. " Ce ne sont pas les stats ou l’index individuel qui doivent être soulignés. Je retiens le fait que chaque joueur a joué l’un pour l’autre."
Passée relativement inaperçue en termes de statistiques (17 minutes, 1 point, 4 rebonds, 2 assists, 1 interception et 1 perte de balle) la montée au jeu comme première rotation de Rochdi Benzouien a fait un bien fou à la fluidité du jeu bruxellois. À 24 ans, celui qui a été formé au Royal IV Brussels, au Centre de Formation de l’A.W.B.B. et qui a connu Hanavan comme joueur à l’Okapi Alost a amené du rythme et de la vitesse à l’ensemble de l'équipe de la capitale. " Rochdi et Darius Washington ont apporté du leadership sur le terrain et de l’intensité en défense", confirme le manager Nikkel Kebsi qui côtoie le guard bruxellois depuis ses premières années au Palais du Midi.
L’intéressé n’a pas eu de problème pour s’intégrer à l’équipe : " Je devais faire la saison avec le RIV donc ça fait 6 mois sans jouer. Je suis légitimement en manque de rythme. Je m’entraîne avec le Brussels depuis février et j’ai été très bien accueilli. Je connais la philosophie du coach et j’essaye d’apporter ma touche personnelle : de la structure, de l’organisation et de l’agressivité." Hanavan soulignait aussi l’apport de Benzouien : " Rochdi crée du mouvement. Il sait garder la balle et maîtriser le tempo. C’est aussi un distributeur passeur ."