En s’arrachant en défense, les Okapis ont égalisé à 1-1 (Alost 84 - 66 Ostende). Ils n’ont rien à perdre ce dimanche.

"Je prends l’entière responsabilité de cette défaite. Notamment de certaines options défensives dans le troisième quart. Au-delà, on a 2-3 pertes de balles tellement naïves alors qu’on est au contact… et puis, on ne peut pas gagner un match de Playoffs en prenant 54 pts en une mi-temps. On se revoit dimanche !"

Si l’analyse d’un Dario Gjergja au visage fermé par la défaite aura duré 28 secondes chrono, elle n’en est pas moins éclairante d’un certain manque de sérénité dans le clan ostendais. Successivement pendant la partie, on aura vu Archie, Serron puis Gillet échanger de manière vive et parfois véhémente avec le croate.

Au point pour Dominique Archie de refuser la main tendue de son coach. Y aurait-il un malaise chez des champions qui assument toujours leur statut à domicile mais sont visiblement moins dominateurs hors de la Sleuyter Arena ? Sans doute cela ne fait-il pas d’Alost le favori de cette série mais comme le disait à chaud Olivier Troisfontaines : "On peut toujours rêver du casse du siècle". Un succès - même improbable - des Alostois ce dimanche dans le Game 3 et c’est tout un mythe qui s’effondrerait, faisant basculer instantanément toute la pression du monde sur Dario Gjergja et ses troupes.

Or, à domicile au moins , les Okapis semblent avoir trouvé la faille. Une défense harassante, des tirs ouverts et un Kyan Anderson en super-héros ont montré que c’était possible. Il y a un gros mois à peine, Alost avait même démontré que la recette pouvait s’appliquer à la côte également.

Alors, pour la beauté du sport, rêvons un peu : Et si les Okapis le réussissaient ce hold-up ? Imaginez l’apothéose que ce serait pour Brad Dean que de coacher son dernier match au Forum… pour un titre.