Pour y arriver, outre Tofi, il faudra également museler Kesteloot, révélation de ces playoffs.

Qui aurait cru qu’à la fin du mois de mai, le Brussels serait encore en lice pour le titre de champion de Belgique ? Peu de monde, c’est certain. Mais pourtant, grâce au travail incroyable fourni par le staff et les joueurs, les Bruxellois sont à 40 minutes d’une finale historique, eux qui évoluaient encore… en D2 il y a trois ans. Avec Limburg, le Brussels donne un véritable vent de fraîcheur à la compétition.

"Pour le basket belge, le fait que les deux séries se jouent sur un cinquième match décisif, c’est super-intéressant," note Serge Crevecoeur, l’entraîneur neder-over-heembeekois.

Incroyable de réussite aux shoots jeudi, le Brussels va à nouveau devoir jouer une partition presque parfaite pour s’imposer dans la forteresse alostoise. "C’est vrai que notre pourcentage a été très bon mais on possède d’excellents shooteurs. Je pense sincèrement qu’on est capable de reproduire ce genre de prestation aujourd’hui."

Et cette saison, le Brussels a clairement eu un déclic défensivement, dans le sillage d’un Guy Muya qui a rapidement su se montrer indispensable sur l’échiquier bruxellois. Tofi plus ou moins contrôlé par le duo Gamble-Ubel, le Basic-Fit va devoir à présent solutionner un autre problème qui n’était peut-être pas prévu : Vincent Kesteloot. Auteur de deux prestations consécutives à vingt points ou plus, il a souvent été un casse-tête pour la défense du Brussels.

"Cela fait trois mois qu’il évolue à un excellent niveau, se réjouit Brad Dean, l’entraîneur alostois. Je pense qu’il a de bonnes chances d’être en équipe nationale où il serait une très bonne rotation. Mais attention car il mérite ce qui lui arrive. Vincent a énormément travaillé pour arriver là où il est actuellement."

Si les pronostics sont en faveur des Okapis qui évoluent à domicile, le Brussels a démontré tout au long de la saison qu’il était capable de renverser des situations défavorables.