Face à des Spirou pris à la gorge d’entrée de jeu, le BCO a réagi en patron (90-65).

Après une petite période de flottement qui les avait vu mordre la poussière deux fois d’affilée, quinze jours de travail assidu avant ce Clasico ont permis aux Côtiers de remettre les pendules à l’heure… ostendaise.

Charleroi, que d’aucun rêvaient déjà de voir bousculer les quadruples champions, aura donc eu le mérite de tenir une mi-temps avant d’exploser en plein vol sous l’énorme et incessante pression défensive locale : "C’est un vrai miracle si nous n’étions pas déjà largués de vingt points au repos", constatait Pascal Angillis avant d’avouer : "Ils nous ont étouffés, écrasés. Au point qu’après la mi-temps, nous avons perdu tout repère, tant offensif que défensif. Le plus inquiétant, à nouveau, c’est ce manque d’intensité dès le coup d’envoi et puis ces énormes fautes de concentration individuelles qui donnent trop de paniers faciles. Il ne nous reste qu’à nous remettre au travail".

De leur côté, tels des requins excités à l’odeur du sang, les Ostendais ont déchiqueté leur adversaire, notamment au gré d’un 3e quart à sens unique (25-5 et… pas un panier marqué pour le Spirou) : "C’est sans doute notre meilleurs QT de la saison", confirmait Dario Gjergja. "Nous avons très bien démarré, très concentrés et présents défensivement. Par contre dans le second acte, beaucoup de mauvais choix offensifs nous ont coûté 8 pertes de balle et des paniers faciles. Ce fut bien meilleur après le repos."

En s’imposant de cette manière et avec un Quentin Serron stratosphérique (21pts à 100 %), Ostende retrouve toute sa superbe à l’approche des Play-offs alors que Charleroi rentre quelque peu dans le rang puisque le Spirou devra impérativement s’imposer au Forum alostois s’il veut conserver une chance d’accrocher la seconde place.

Ostende : 28 sur 45 (10x3); 24 lf sur 36; 35 Rbds, 19 ast, 24 fp. Lambrecht 0-0, SERRON 9-12, Hemeleers 0-1, Beal 2-2, Buza 1-3, Gillet 5-0, Salumu 0-5, KATIC 8-2, Boukichou 5-4, DJORDJEVIC 5-6, ARCHIE 4-0, GIBSON 13-3

Charleroi : 19 sur 60 (5x3); 22 lf sur 26; 28 Rbds, 7 ast, 33 fp. Lindqvist 0-2, Libert 2-8, BEGHIN 3-2, Hamilton 0-0, Lambot 0-4, B.BARON 12-0, Heath 2-0, Massot 2-0, J.BARON 8-0, BOXLEY 7-0, SCHWARTZ 5-3, Tumba 4-1.

Arbitres : MM. Krehic, Beck, Demuynck.

Scores par QT : 26-18, 26-27, 25-5, 13-15.


Pepinster 80 - 90 Willebroek: Simpson intraitable pour les Pepins !

Les Verviétois se sont effondrés dans le dernier quart.

34 pts, 7 rbds, 4 assists et surtout 47 à l’évaluation, Vincent Simpson a réellement crucifié Pepinster dans le dernier quart à sens unique (17-31) d’un match sans autre enjeu qu’une option sur la 9ème place. "Il n’y a pas photo, Willebroek voulait la victoire plus que nous" stigmatisait Thibaut Petit. Tout avait pourtant bien commencé pour Pepinster qui abordait cette rencontre sans Luettgerodt dont la saison est finie (doigt cassé) alors que les visiteurs déploraient les forfaits de Taylor, Robert et Wroblicky. Après 15-11, Madgen et de bonnes séquences de Jadin et Moris permettaient aux Verviétois de se dégager à 28-19 et 32-23 (10e). Les Kangoeroes resserraient les rangs dans le 2ème QT mais Pepinster pointait toujours en tête au repos (46-41).

Bailey et Hazard (qui devait suppléer Holcomb à la mène) permettaient au Wolves de faire jeu égal dans un troisième quart où l’on sentait déjà la montée en régime des visiteurs. Après 63-59, une faute de Holcomb suivie d’une faute technique coûtait très cher, d’autant qu’elle initiait un 18-0 des Anversois. Plus personne n’était capable de stopper ce diable de Simpson qui orientait définitivement la partie.

Pepinster : 30 sur 64 (4x3); 16 lf sur 18; 32 Rbds, 13 ass, 17 fp.

HAZARD 5-11, MADGEN 11-5, Scotland 0-0, MORIS 10-2, HOLCOMB-FAYE 2-4, ENOBAKHARE 4-0, Jadin 5-2, Stas 0-0, BAILEY 9-10, Torrebore 0-0.

Willebroek : 32 sur 71 (10x3); 16 lf sur 20; 37 Rbds, 10 as, 22 fp.

Deroover 2-7, Van Hoey 2-0, SIMPSON 16-18, Beaujean -, EVERSLEY 5-10, OVENEKE 6-2, GEUKENS 2-4, MANGANO 5-8, Iliaens 3-0, Balanga -.

Arbitres : MM. Denis, Renaville, Delange.

Quart-temps : 32-23, 14-18, 17-18, 17-31.


Louvain 86 - 73 Liège: ses US éteints, Liège s’est consumé

Les jeunes Liégeois doivent, eux, encore s’aguerrir à la D1.

Sur papier, la défaite liégeoise en terre louvaniste peut se comprendre puisque l’équipe principautaire évoluait sans Iarochevitch et Jones (préservés médicalement). La réalité du terrain fut tout autre puisque l’effectif rouche a mené pendant 32 minutes avant de s’écrouler comme un château de cartes. Par le biais d’un 22-0, la marque passera de 57-66 (29e) à 79-66 (36e) sans esquisse de réaction liégeoise.

"Quand Louvain est passé devant, j’ai vu que mes Américains étaient fatigués. Hors, ce sont presque eux seuls qui alimentaient la marque. J’ai compris que la victoire avait choisi son camp car ce n’est pas avec les joueurs venus du banc que nous allions remporter la rencontre", analysait Fulvio Bastianini. Il a d’ailleurs pris son temps pour l’expliquer au vestiaire à ses jeunes ouailles. "Le joueur qui monte sur le terrain doit mouiller son maillot et tout donner, à l’instar du jeune Stevens à Louvain. C’est le reproche que je fais à mes jeunes Belges : ils doivent montrer plus d’envie et être beaucoup plus actifs. Ils doivent montrer qu’ils ont faim. S’il a difficile à marquer, un jeune Belge peut avoir un important rôle défensif, comme Lemaire en face…" conclut Bastianini.

Louvain : 33/68 (10x3), 10/12 LF, 44 reb., 16 ass., 21 fts. GLASGOW 6-3, Stevens -, BAKO 0-2, Bogaerts 3-0, Murati 4-10, D’Espalier -, HOLLINS 8-3, LEMAIRE 0-5, Avila 10-4, DE THAEY 4-10, Sissoko (-), TEAGUE 5-9.

Liège : 24/61 (10x3), 15/20 LF, 29 reb., 12 ass., 16 fts. MORRISON 20-0, SMITH 4-10, Iarochevitch (-), GIANCATERINO 5-4, Hertay 5-3, ROBEYNS 6-0, LARSON 4-4, Henrard 4-0, Walasiak -, Kohajda 0-4

Quarts-temps : 24-29, 16-19, 20-18, 26-7.