Une demi-heure après la fin de cette deuxième manche du premier tour de PO… mais aussi de sa saison à Malines, Terry Deroover n’est pas encore passé par la douche. Infiniment las, c’est en chaussettes sur le plancher mythique du Winketkaai qu’il évoque cette page qui se tourne.

"Avec les forces en présence, on a fait ce qu’on pouvait face à cette grosse équipe de Mons. Mais je reste un peu déçu : depuis la finale de la Coupe, on n’a pas été aidé par le Covid et par certaines blessures. Et puis l’atmosphère aussi, avec toute l’équipe qui part, le coach qui avait été remercié trois fois avant de rester, oui il y avait une atmosphère assez spéciale autour de l’équipe en cette fin de saison. Par exemple, on a joué ce premier tour sans… kiné. Pour moi personnellement, ces dernières semaines ont été vraiment très compliquées. J’ai été fort impacté par le Covid, trois semaines out et tellement faible. J’ai perdu 4 kgs de muscle. Si maintenant cela va dans la vie de tous les jours, je n’ai toujours pas retrouvé mon souffle à l’effort. Dès que je pousse un peu, je crache mes poumons et je le paie pendant trois jours. Là, j’ai vraiment donné tout ce qui me restait mais je suis cuit de chez cuit. Je ne sais pas comment je ferais si on devait jouer un troisième match ou passer au second tour."

Son bail terminé à Malines, c’est vers le Brussels, une autre équipe qui va être remaniée, que le regard de Terry Deroover se tourne désormais.

"En tant que Bruxellois pur jus, je suis impatient de retrouver mon chez moi, glisse le presque trentenaire. Je ne me contente pas de jouer au basket, je suis déjà occupé avec mon asbl Swish, on a des stages un peu partout, on a un évènement de deux mois l’été, on est à Tour et Taxis avec un terrain éphémère. Bref, tout cela c’était un terreau favorable et quand André Dekandelaer, qui cherchait un nouveau directeur technique pour les jeunes, m’en a parlé, ce retour à cinq minutes de chez moi s’est vite concrétisé."