À ce niveau, il n’y a plus d’adversaire facile. Alors oui, ce tirage est plutôt satisfaisant pour nous", réagissait Ann Wauters à l’issue de la cérémonie qui s’est tenue ce lundi midi à Valence en Espagne.

Avec la Turquie (7e au ranking mondial), la Slovénie (30e) et la Bosnie (34e), les Belges - qui évolueront à Strasbourg pour la phase de groupes - ont hérité d’adversaires certes solides, mais prenables. Quoi qu’il en soit, elles partiront avec les faveurs du pronostic le 17 juin prochain au moment d’entamer leur troisième Euro d’affilée face à la Bosnie, dont ce sera la première apparition à ce niveau depuis 1999.

"Je suis assez content de ce tirage, l’important était d’éviter certaines équipes du deuxième chapeau comme la Russie ou la Suède", commentait Philip Mestdagh, le coach des Belgian Cats.

L’analyse de son adjoint Pierre Cornia est plus tranchée. "Ce n’est jamais parfait et, de toute manière, il faut faire avec. Ce qui est sûr, c’est que nous nous devons de terminer premières de ce groupe. Il faut savoir assumer ses ambitions, sans forfanterie mais avec détermination. Plus question de se cacher et de vouloir jouer aux outsiders. Nous sommes sixièmes au ranking mondial et troisièmes au ranking européen. Ce sont nos adversaires qui doivent nous craindre et plus l’inverse."

L’autre aspect intéressant qui accompagne une première place de groupe c’est qu’elle permettrait, en principe et sauf surprise, de ne pas croiser la route de la France ou de l’Espagne, pays organisateurs et grands favoris, avant une éventuelle… finale.

"Certes, on peut s’amuser à faire ce genre de prévisions mais la réalité bouscule souvent tout. En 2017, nous étions dans le dernier chapeau et tout le monde se réjouissait de jouer la petite Belgique… Avant qu’on ne sorte premières du groupe et qu’on ne prenne la médaille de bronze", poursuit Cornia.

Ce qui est d’ores et déjà certain en revanche, c’est que nos trois adversaires du premier tour aligneront à chaque fois une naturalisée. À ce niveau, la palme revient sans conteste à la Bosnie avec la Bahamienne Jonquel Jones, un joli bébé d’1,98 m, qui est la coéquipière d’Emma Meesseman à Ekaterinbourg.

Logiquement, notre adversaire le plus coriace dans ce groupe C devrait être la Turquie, toujours classée 7e au ranking mondial derrière la Belgique, mais qui reste sur quelques résultats décevants. La Slovénie ne doit surtout pas être sous-estimée. Alors qu’avec la Bosnie, on devrait retrouver en match d’ouverture un adversaire très physique et surtout très déterminé, voire rugueux…