Vendredi, Tomas Van den Spiegel a signé un contrat de trois ans au Paf Bologne. Grandiose!

OSTENDE Tomas Van den Spiegel est un homme comblé. Champion de Belgique et victorieux de la Coupe nationale avec Ostende au printemps dernier, le Flandrien est, en outre, Joueur de l'Année. Une telle carte de visite ne pouvait, à vingt-trois ans, que lui ouvrir des horizons aussi grandioses sportivement que financièrement. Reste à effectuer le bon choix. Celui garantissant à la fois du temps de jeu et du prestige. Après avoir refusé l'offre d'Ostende, avoir hésité sur celle, mirobolante, de Charleroi, on pensait le Flandrien tourné vers Malaga. Mais, fin de semaine, un élément neuf est entré dans la danse. Pour en devenir carrément le meneur et enlever l'entièreté du gâteau. Vice-champion d'Italie et valeur sûre en EuroLigue,Paf Bologne a, donc, tiré le gros lot. Depuis vendredi, Tomas Van den Spiegel fait, en effet, officiellement partie de l'effectif transalpin. Avec lequel il s'est lié pour les trois saisons à venir.

Tomas, tout le monde vous voyait déjà à Malaga. Or, c'est à Bologne que vous venez de signer. Pourquoi?
'Les choses commençaient à traîner avec le cercle espagnol. J'ai le sentiment que le manager du club et le coach, Bozidar Maljkovic, n'étaient pas tout à fait sur la même longueur d'ondes. Boja me voulait mais je devais entrer dans une rotation de cinq pivots. Ce qui ne semblait pas plaire au manager. Moi, je commençais à trouver le temps long. Si bien que je me faisais doucement à l'idée de rejoindre Avelino, un club de D 1 italienne où l'on me garantissait un important temps de jeu'.

C'est alors qu'a surgi l'offre du Paf Bologne?
'Exactement. Jeudi, le manager du club a contacté mon agent. Et vendredi, je signais un contrat de trois ans. Franchement, je n'aurais jamais cru que cela irait si vite'.

'Je suis très heureux et fier à la fois'

Quel sentiment vous habite aujourd'hui?
'Je suis très heureux et fier à la fois. Une offre d'un si grand club européen ne peut se refuser. Paf Bologne est un géant. Davantage encore que Malaga. Quand les dirigeants d'une telle formation vous font une proposition concrète et que tout est réglé si rapidement, cela veut dire qu'il mise énormément sur vous. Je ne peux que m'en montrer flatté. Reste que je dégusterai vraiment ma promotion quand j'aurai répondu présent à tous les tests physiques auxquels je dois me soumettre la semaine prochaine. Je pars mardi en Italie et je sais que mon coeur battra la chamade à ce moment-là'.

Vous n'avez que vingt-trois ans. ce qui est encore assez jeune. Pourquoi ne pas être resté encore un peu en Belgique? Vous connaissiez tout à Ostende alors que Charleroi vous offrait un contrat à très long terme.
'J'ai tout gagné à Ostende l'an passé. Je n'aurais pas pu faire mieux. En outre, devoir rallier le Kuipke de Gand une deuxième année de suite pour évoluer en Coupe d'Europe ne m'emballait franchement pas. Je sais ce qu'Ostende m'a apporté mais je me dois de tourner la page à présent. Pour ce qui est de Charleroi, j'avoue avoir été très impressionné par son offre. Elle était si intéressante financièrement que cela prouvait l'énorme confiance que ses dirigeants avaient en moi. Honnêtement, j'ai très longtemps hésité. Mais je me suis dit que le moment était venu de donner une impulsion réelle à ma carrière'.

A Bologne, vous allez découvrir un tout nouvel environnement...
'Le changement va être énorme, c'est certain. Mais en me faisant signer pour trois ans, les dirigeants du Paf montrent qu'ils misent sur moi à long terme. Cela veut dire aussi que la pression ne sera pas trop importante la première année. Je devrais être la doublure de Kovacic dans un premier temps'.

Avez-vous déjà eu des contacts avec Recalciati, votre nouveau mentor?
'Non, ce sera pour la semaine prochaine. Mais ne comptez pas sur moi pour placer une quelconque exigence. mes preuves, je devrai les faire sur le parquet. Je ne vais pas à Bologne pour y être la star'.

Le Joueur de l'Année que vous êtes part aussi en quête de reconnaissance internationale?
'Il est certain que je quitte mon pays dans le but de franchir une étape importante. Je sais que je prends des risques mais je me sens prêt à relever le défi qui s'offre à moi en Italie. De toute façon, je me répète, une offre concrète du Paf Bologne ne se refuse pas'.

Financièrement aussi, vous donnez une forte impulsion à votre carrière.. 160.000, 225.000 et 250.000 dollars en trois ans, c'est plutôt bien, non?
'Bien sûr. Et encore, les Italiens m'auraient sans doute offert plus encore si j'étais venu d'un club mieux quoté à leurs yeux. Franchement, il serait malvenu de faire la fine bouche'.