Même si les Belgian Lions ont fait le voyage au Japon sans certains cadres comme Maxime De Zeeuw, Hans Vanwijn, Sam Van Rossom, Ismaël Bako ou encore Jonathan Tabu, les joueurs de Dario Gjergja ont fait le job. Mieux même: trois matchs, trois victoires, dont une belle face au Japon qui jouait à domicile et qui prépare activement sa participation pour les Jeux olympiques. Retour sur ce séjour parfait pour les troupes de Dario Gjergja qui continuent leur montée en puissance en vue de la prochaine campagne qualificative pour le Mondial.


Des nerfs solides



Aussi petite soit-elle, la Belgique possède un cœur énorme et des nerfs d'aciers. Durant ce triptyque asiatique, les joueurs de Dario Gjergja ont démontré qu'ils étaient capables de gérer des situations tendues. A commencer par ce match face à la Finlande. Serré de bout en bout, les Belgian Lions ont su accélérer au bon moment, dans le money-time, pour faire la différence. Et que dire alors du second match, face au pays hôte: le Japon. En pleine préparation pour les Jeux olympiques, les joueurs du pays du Soleil levant ont combattu jusqu'à l'ultime seconde et ce triple ultra-clutch de Pierre-Antoine Gillet sur le buzzer pour offrir la victoire à la Belgique. Deux rencontres riches en enseignements qui permettent d'affirmer qu'aujourd'hui, pour venir à bout des Belgian Lions, il faut se battre jusqu'au bout car les joueurs de Dario Gjergja, un peu à son image d'ailleurs, ne lâcheront rien jusqu'au dernier buzzer.


Des leaders offensifs


En l'absence de Sam Van Rossom et de Jonathan Tabu, qui sont les maîtres du tempo, Dario Gjergja a pu compter sur ses cadres pour alimenter le marquoir. A commencer par le nouveau fer de lance offensif des Belgian Lions: Retin Obasohan. Fraichement transféré à l'Hapoel Jérusalem, l'Anversois a démontré qu'il avait les épaules assez larges pour endosser la responsabilité de go-to-guy. Un autre qui a montré qu'il était encore bien dans le coup, c'est Pierre-Antoine Gillet. Véritable mitraillette au périmètre, l'Ostendais a fait feu de partout durant ces trois matchs. De quoi ouvrir les défenses et laisser de l'espace à Retin Obasohan en pénétration ou à Jean Salumu qui faisait son retour en équipe nationale et qui s'est offert 25 points contre la Hongrie.


Les jeunes frappent aux portillons


On a parlé de l'expérience, mais Dario Gjergja a profité de ce voyage pour en donner à quelques jeunes qui en ont peut-être un peu moins. A l'image de Nathan Missia-Dio qui a reçu ses premières minutes en équipe nationale face à la Hongrie et qui a d'ailleurs inscrit le centième point des Belgian Lions dans cette partie, les premiers (d'une longue série, espérons-le) pour lui. Andy Van Vliet, Leander Dedroog et Haris Bratanovic sont trois autres talents qui ont profité des absences pour se mettre en évidence. De bon augure pour l'avenir de l'équipe nationale.


Quel bilan ?


Finalement, le bilan est plus que positif. Dans les chiffres tout d'abord avec trois victoires (64-74 face à la Finlande, 70-73 face au Japon et 80-101 face à la Hongrie). Dans la manière ensuite avec des nerfs d'aciers dans les moments cruciaux, même s'il ne s'agissait "que" de matchs amicaux. Amical ou pas, quand on est sportif et qu'on représente son pays, la défaite n'est pas une éventualité. Mais aussi pour l'avenir. Les cadres ont démontré qu'on pouvait compter sur eux alors que les jeunes continuent d'apprendre et de grandir. L'osmose au sein du groupe semble idéale également. Bref, tous les voyants sont au vert pour lancer parfaitement cette campagne qualificative pour le Mondial qui débutera en novembre avant de disputer leur cinquième Euro consécutif l'année prochaine.