Jeudi soir, après un premier quart-temps plutôt compliqué, les Montois ont fait preuve d'une grande sérénité pour s'adjuger, sans trembler et méritoirement, la première manche de cette demi-finale face à Anvers (75-64). Sous l'impulsion d'un banc ultra-dominateur (45 points contre 17 pour les Giants), l'intensité mise dans la rencontre par les joueurs de Vedran Bosnic a fait la différence. "On a manqué d'énergie et d'agressivité, reconnaît Christophe Beghin, le mentor anversois qui a récemment prolongé son contrat. On savait que la clé du match serait l'agressivité et on n'a pas été capable d'y répondre. Au contraire, on a commencé à prendre des shoots à 10 mètres, ce qui n'a pas de sens à mes yeux." Sans le citer, le coach anversois pointait clairement du doigt Vrenz Bleijenbergh, auteur d'un horrible 0/7 à 3 points jeudi soir.

Côté montois, bien évidemment, on se montrait beaucoup plus enthousiaste et surtout, conquérant, un peu à l'image de leur coach, Vedran Bosnic. "On a contrôlé le match en étant plus agressif qu'eux. Maintenant, ce n'est que 1-0. On va profiter des prochaines 48h pour nous reposer et travailler sur ces choses qui ont été un peu moins bonnes pendant le match. L'objectif, c'est d'aller à Anvers samedi pour essayer de finir la série."

Et pour se faire, le Bosnien ne devrait pas changer sa manière de coacher. "Défensivement, on a montré du caractère et de la concentration. En même temps, c'est ce qu'on a fait toute la saison et il n'y a rien de neuf. On a confiance en notre défense qui nous permet de convertir des paniers faciles de l'autre côté."

Une force défensive incarnée par Skylar Spencer (18 points et 15 rebonds), véritable muraille de Chine dans la raquette des Renards. "Oui, il a été décisif mais il l'a déjà été lors de nos précédentes confrontations, regrette Christophe Beghin. Parfois, on joue bien en défense mais on oublie le rebond et on leur laisser une seconde chance. Je pense aussi à Anthony Lambot qui a contrôlé la rencontre, attaqué l'anneau et nous, de notre côté, on n'a pas fait de faute sur lui. On n'a pas été en mesure de répondre au défi physique et on doit changer ça pour le prochain match", conclut le mentor anversois.

Et le prochain match, c'est déjà ce samedi. Pour Anvers, la donne est claire: "do or die!" Et quand on voit l'appétit des Renards, ceux-ci n'ont pas l'intention de laisser une chance aux Giants d'espérer renverser la vapeur.