C'est fatiguée mais avec le sourire que Julie Allemand est rentrée en Belgique ce lundi matin après une première expérience très accomplie en WNBA sous les couleurs d'Indiana. L'internationale belge de 24 ans a atterri à l'aéroport de Zaventem vers 7h30 et s'est présentée à la presse un peu plus d'une heure plus tard à l'hôtel Crowne Plaza Airport situé pas loin des pistes. L'occasion pour elle de livrer son sentiment sur sa saison outre-Atlantique en tant que rookie, très réussie (8.5 points, 5.8 assists et 4.5 rebonds de moyenne par match).

"Je suis évidemment satisfaite de mes premiers pas en WNBA même si l'objectif collectif n'a pas été atteint puisque nous ne participons pas aux playoffs", esquisse-t-elle après avoir eu droit un petit discours poétique du président de BasketBelgium, Jean-Pierre Delchef. "Je suis contente car j'ai beaucoup appris et grandi, sur le terrain et en dehors. J'ai évolué dans mon basket mais aussi sur le plan humain. Mais je sais que je peux encore progresser, notamment sur le plan défensif mais aussi dans un rôle de leader. Malgré mon étiquette de rookie, j'ai appris à faire entendre plus ma voix sur les parquets et je dois continuer dans ce sens. La prochaine étape sera de devenir encore plus un leader vocal auprès de mes coéquipières sur le terrain. J'ai senti le respect des autres joueuses envers moi et je peux désormais dire que je fais partie de la famille WNBA."

Au point d'être une candidate au titre de Rookie de l'année. "Je ne m'en préoccupe pas trop. Je me suis d'ailleurs préparé à ne pas recevoir cette distinction. Même si mes stats sont assez complètes (NdlR: elle a écrit l'histoire en devenant la première rookie WNBA à être titulaire lors de tous les matchs de la saison régulière) , d'autres filles ont scoré plus que moi et ce paramètre est souvent décisif. D'autant plus qu'il s'agit de joueuses américaines, ce qui octroie un petit avantage."

La Belgian Cat a désormais droit à une petite semaine de repos auprès de sa famille avant de prendre la direction de Montpellier avec qui elle disputera le championnat de France. "Cela fait du bien de pouvoir rentrer après avoir été déconnectée du monde extérieur durant autant de semaines au sein de la bulle WNBA en Floride. Humainement, ce n'était pas toujours facile à vivre, surtout avec les actions contre le racisme. J'ai pu voir à quel point ce sujet est sensible pour les Américains et j'ai constaté à quel point cela pouvait toucher les joueuses. J'ai maintenant hâte de voir comment je vais me comporter sur les parquets européens la saison prochaine..."