Les aveux de José Landuyt

D. St.
Les aveux de José Landuyt
©Belga

Le vétérinaire flamand a été placé en détention provisoire ce vendredi

BRUXELLES José Landuyt, le vétérinaire flamand qui est, depuis jeudi, au coeur d'une enquête sur un trafic d'hormones dans laquelle Johan Museeuw a été entendu avant-hier, et dans laquelle aussi Chris Peers et Jo Planckaert, notamment, seront auditionnés lundi à leur retour du Tour de Hesse, a avoué avoir fourni des «produits à des coureurs».

Le parquet de Courtrai a révélé cette information ce vendredi.

José Landuyt, qui opère à Oostrozebeke, près de Courtrai, était soupçonné depuis un certain temps d'avoir fourni des produits susceptibles de stimuler le développement musculaire à des coureurs cyclistes, dans le milieu des courses hippiques ainsi qu'à des colombophiles.

Interpellé lors de l'une des vingt et une perquisitions menées jeudi en Flandre, notamment on le rappelle dans le milieu du cyclisme professionnel, le vétérinaire a été placé en détention provisoire jusqu'à mardi prochain.

Par ailleurs, un soigneur originaire de la région de Gand, Herman Versele, lui aussi interpellé jeudi, a été présenté vendredi matin au juge d'instruction chargé du dossier.

Plus tard dans la journée d'hier, Herman Versele a finalement été remis en liberté provisoire, et ce dans l'attente des résultats des analyses sur les produits saisis. Ces analyses prendront vraisemblablement encore quelques jours.

© Les Sports 2003


Debackere, vous vous souvenez?

BRUXELLES Il appert que José Landuyt a été durant tout un temps l'assistant du professeur émérite Michiel Debackere de l'université de Gand, qui fait autorité dans la problématique des hormones. Le nom de Michiel Debackere n'est, au demeurant, pas neuf dans le monde du cyclisme. Voici un quart de siècle, il associa le nom d'Eddy Merckx au dopage, notamment dans l'affaire du Stimul en 1977. Le cannibale et plusieurs de ses collègues comme Freddy Maertens, Walter Planckaert, Michel Pollentier ou Willy Teirlinck furent carrément poursuivis par le professeur gantois, auteur d'une véritable chasse aux sorcières. Celle-ci fut aussi l'occasion, à l'époque, d'un pénible déballage. Des fautes de procédure et des vices de forme entachèrent les analyses. «Si Monsieur Debackere était un grand monsieur, écrivait dans les colonnes des Sports Robert De Smet à l'époque, s'il exerçait sa science pour le bien-être de l'humanité, il eût été sympathique également de le voir agir préventivement dès la découverte du Stimul... auquel Walter Godefroot nous a appris que 90% des coureurs avaient recours.» Un quart de siècle plus tard, qu'est-ce qui a changé dans les attaques aux coureurs cyclistes?

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