Gilbert: "Une course très serrée"

E.d.F.
Gilbert: "Une course très serrée"
©BELGA

Le champion du Monde s'attend à une Doyenne très tactique


LIÈGE Quatre jours après la Flèche Wallonne, Philippe Gilbert se retrouvera demain à nouveau au pied du mur. Il ne lui reste, comme à beaucoup d’autres, qu’une seule occasion de réussir sa campagne printanière mais en cas de succès en fin d’après-midi à Ans, il est évident que le champion du monde aurait réussi son pari et accessoirement sauvé le cyclisme belge d’un zéro pointé dont on se passerait bien.

“En tout cas, je ne ressens pas une pression supplémentaire de ce fait”, disait hier le Liégeois. “Nous avons été sur un nuage en 2011 (NdlR: son année magique) avec mes succès et ceux de Nuyens, Vansummeren (il oublie Boonen à Wevelgem) puis encore l’an dernier grâce à Boonen. Cette fois, c’est moins bien. C’est comme la bourse (il sourit), ça monte, ça descend, ça ne peut pas être toujours au sommet. D’ailleurs, il faut voir plus loin. On peut encore réussir notre saison ensuite, je l’ai vu l’an dernier... Il faudra tirer les conclusions à la fin de la saison et, d’ailleurs, je ne m’occupe que de BMC et de moi.”

On le sait, la Doyenne est la course préférée de l’Ardennais et l’enlever une seconde fois, dans le maillot de champion du monde est pour lui une motivation supplémentaire. “Ce serait formidable en effet”, répètait-il. “J’aurais préféré gagner déjà une course. Mais le début de saison n’a pas été facile à cause de la météo. J’ai pris le risque d’aller en Australie, puis à Oman. J’ai été malade pendant presque un mois à mon retour d’Oman. J’ai toujours été diminué à cause de cela. Je suis passé à côté de quelques victoires de très près à cause de cela. Mon début de saison n’a pas été très mauvais, mais ça n’a pas été excellent non plus.”

Le Wallon sait évidemment qu’il sera soutenu. “Tout le monde est motivé par l’idée de gagner à Liège”, assurait encore Gilbert. “Moi, je suis motivé en Lombardie, même si je ne suis pas italien. En revanche, le soutien assez exceptionnel du public, c’est vrai, m’ apporte un adjuvant. Cela motive un peu plus, ça aide à aller un peu plus loin dans la douleur.”

Sur ce qu’on a vu mercredi, le vainqueur 2011 de la Doyenne aura besoin de ses supporters et de ses partenaires. “J’espère que la condition sera meilleure qu’à la Flèche”, analysait le champion du monde. “La nouvelle finale va rendre les choses plus tactiques. Cela va être différent, le vent peut être important et le rôle des équipes et des équipiers sera plus important. Les formations les plus représentées auront un avantage dans la dernière partie de la course. La présence de Greg Van Avermaet est très importante pour moi. Au pied de Colonster, il y aura entre 60 et 100 coureurs, il faudra que nous soyons encore plusieurs. Puis, il peut très bien y avoir encore 40-50 coureurs à Saint-Nicolas. Là, ce sera un sprint de 700 mètres avec des micro-cassures et des groupes qui se rejoindront ou pas. La montée vers Ans, c’est toujours délicat à gérer quand il y a dix ou quinze secondes entre des groupes car c’est une longue ligne droite. Ça risque d’être une course très serrée. En 2009, si je me souviens bien, il y avait Schleck (Andy)devant et derrière on était une quinzaine, dont moi. On risque d’avoir une course identique.”

© La Dernière Heure 2013

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