Gilbert : "Gagner en champion du monde, ce serait vraiment unique"

Eric de Falleur
Gilbert : "Gagner en champion du monde, ce serait vraiment unique"
©AFP Internet

Deux ans après, Philippe Gilbert rêve de remporter une deuxième fois la Doyenne

LIEGE Hier encore, dans le chapiteau dressé dans la cour intérieure du Palais des Princes-Evêques de Liège où se tenait la présentation au public des coureurs de la Doyenne, Philippe Gilbert a gagné, loin devant tout le monde, le match de l’applaudimètre.

“Cela me fait toujours très plaisir et ce soutien unique me donne toujours un coup de fouet supplémentaire”, répète le coureur de Remouchamps qui a eu la surprise, vendredi, lors de la reconnaissance du parcours de découvrir que les panneaux officiels à l’entrée de son village avaient été remplacés par des pancartes à sa gloire. Reste au Liégeois à confirmer aujourd’hui sur les 261km500 de la plus ancienne des classiques encore organisée.

“La course cycliste, ce n’est pas Cycling Manager” (NdlR : le jeu vidéo) “, affirme le Wallon. “On pense à des trucs avant la course, mais dans la réalité, c’est différent. Mercredi, à la Flèche wallonne, malheureusement, j’étais tout seul au pied du Mur, il m’a manqué un équipier, mais c’est comme ça. N’oubliez pas qu’on évolue aussi ici sans Van Garderen et Evans, c’est aussi une grande différence. L’année prochaine, si un des deux veut déjà faire le déplacement et venir m’épauler, ce sera une bonne chose pour moi.”

Pour leur “défense” , Tejay Van Garderen vient de devenir papa tandis que Cadel Evans effectue après le Tour du Trentin des reconnaissances d’étapes du Giro. Sans les deux leaders de BMC prévus au Tour, Philippe Gilbert pourra toutefois compter sur Greg Van Avermaet, absent mercredi.

“Désigner mes principaux adversaires est difficile”, poursuit Gilbert. “Il y a beaucoup de coureurs, beaucoup d’équipes du même niveau. Katusha, bien sûr, mais aussi Astana, Valverde, Nibali… Cette fois, contrairement à d’autres années, personne n’écrase la concurrence, on l’a vu à l’Amstel et à la Flèche. Chaque fois, dans la finale, il y a un groupe important, ça se fait presque au placement. Le niveau s’est encore élevé cette année, c’est serré. Toutes les équipes sont au top, très pointues dans leur préparation, leur encadrement.”

L’absence de la Roche-aux-Faucons ne fait pas les affaires du champion du Monde. “Ce sera différent, le vent peut jouer un rôle majeur”, dit-il. “Peut-être verra-t-on des coureurs de deuxième rang partir sur Colonster et, vous savez comment ça se passe, avec les motos, ils prennent directement trente secondes et la course est finie.” Sauf que le Liégeois peut toujours compter sur la côte de Saint-Nicolas. “J’espère”, sourit-il. “C’est court et pentu, idéal pour mes capacités. Gagner avec le maillot de champion du monde, ce serait vraiment une sensation unique”.

© La Dernière Heure 2013


Suivez L-B-L en direct commenté à partir de 14h30


Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be