Gilbert : "Je n’avais pas de puissance avec ce dos bloqué"

Trop handicapé par son doigt fracturé, le Wallon n’a jamais pu jouer un rôle en vue.

Quentin Finné
Belgian Philippe Gilbert of BMC Racing Team pictured in action during the 51st edition of the 'Amstel Gold Race' one day cycling race, 258km from Maastricht to Valkenburg, The Netherlands, Sunday 17 April 2016. BELGA PHOTO YORICK JANSENS
Belgian Philippe Gilbert of BMC Racing Team pictured in action during the 51st edition of the 'Amstel Gold Race' one day cycling race, 258km from Maastricht to Valkenburg, The Netherlands, Sunday 17 April 2016. BELGA PHOTO YORICK JANSENS ©BELGA

Trop handicapé par son doigt fracturé, le Wallon n’a jamais pu jouer un rôle en vue.

"Dans l’histoire de l’humanité, il y a un homme qui a fait des miracles et on l’a mis sur la croix…" Livrée dans une forme de fatalisme, l’expression de Valerio Piva traduisait bien le sentiment qui prévalait dimanche soir dans le clan BMC après la 81e place de Philippe Gilbert en haut du Cauberg. "On savait que Phil n’était pas à 100 %, mais nous pensions que sa volonté et son caractère pourraient peut-être compenser, poursuivait le directeur sportif italien. Mais à 60 bornes du but, il a eu l’honnêteté de dire que ce ne serait pas son jour…"

Sur les routes tortueuses du Limbourg néerlandais, la fracture du majeur dont souffrait l’Ardennais depuis plus d’une semaine aura constitué un handicap trop important pour espérer jouer un rôle dans le final d’une course toujours extrêmement technique et nerveuse.

"Cette blessure m’avait contraint à revoir ma position sur le vélo, expliquait le Liégeois. Avec ce changement, mon dos travaillait de manière tout à fait différente. J’avais le sentiment de ne pas être tout à fait droit sur mon vélo et j’ai commencé à souffrir de la nuque après quatre heures de course avant que le mal ne s’étende au dos. La pluie froide qui est tombée à ce moment n’a rien arrangé et je me suis retrouvé bloqué : je ne pouvais pas développer de puissance dans mon pédalage…"

Incapable d’empoigner normalement sa poignée gauche, Philippe Gilbert a un temps joué à l’élastique dans les soixante derniers kilomètres avant que celui-ci ne cède à une trentaine de bornes du but. "Je devais freiner avant les autres coureurs et perdais donc à chaque fois plusieurs places dans le peloton qu’il me fallait ensuite reconquérir pour la suite. On revient une fois, deux fois, trois fois puis on ne revient plus."

Indiscutablement diminué par sa blessure, le Remoucastrien se raccrochait à l’idée que le temps était désormais son meilleur allié dans la perspective des classiques wallonnes où le mauvais état de la chaussée pourrait toutefois constituer son principal adversaire.

"Il reste maintenant une semaine avant Liège-Bastogne-Liège et je vais voir comment les choses évoluent. Faire l’impasse sur la Flèche pour mieux récupérer en vue de la Doyenne ? Non, personne n’a jamais parlé de cela que je sache…"

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