Tim Wellens: "Ça finira bien par payer"

Tim Wellens a animé la finale de l’Amstel. Il sera un jour récompensé de ses efforts.

Eric de Falleur
Belgian Tim Wellens of Lotto Soudal pictured in action during the 51st edition of the 'Amstel Gold Race' one day cycling race, 258km from Maastricht to Valkenburg, The Netherlands, Sunday 17 April 2016. BELGA PHOTO POOL BAS CZERWINSKI
Belgian Tim Wellens of Lotto Soudal pictured in action during the 51st edition of the 'Amstel Gold Race' one day cycling race, 258km from Maastricht to Valkenburg, The Netherlands, Sunday 17 April 2016. BELGA PHOTO POOL BAS CZERWINSKI ©BELGA

Tim Wellens a animé la finale de l’Amstel. Il sera un jour récompensé de ses efforts.

"Je rentre chez moi satisfait. Bien sûr, je n’ai obtenu de résultat, mais je peux être très heureux de ma course."

Une fois encore, Tim Wellens aura été l’un des rares à mettre le feu aux poudres. Même s’il termine dixième, le Limbourgeois n’a pas été récompensé de ses efforts. Mais, c’est certain, il recommencera et sans lui, l’Amstel se serait résumée à une course de côte sur le Cauberg.

"C’est vraiment un petit prix de consolation", souriait le Belge en descendant du podium où il avait reçu le prix de la combativité. "Vraiment, je me sentais très bien aujourd’hui. J’ai démarré au Bemelerberg, mais j’ai fini par être repris peu avant le sommet du Cauberg. J’ai presque explosé quand il y a eu une nouvelle accélération, c’était normal. Puis, je me suis refait un peu et je prends la dixième place."

Le Limbourgeois avait décidé d’anticiper. "Chez Lotto-Soudal, nous voulions durcir la course", expliquait Wellens. "C’est pour cela que Pim (Lightart) et Tosh (Van der Sande) ont attaqué plus tôt dans la course. Eux devaient démarrer à soixante, septante kilomètres du but. Dans la finale, disons dans la dernière heure de course, c’était à Tony (Gallopin), Jelle (Vanendert) et moi de le faire."

Wellens attaqua donc et, s’il fut repris, il ne regrette pas son action.

"Avec les jambes que j’avais, je pouvais espérer mieux qu’une dixième place, mais je ne dois pas me plaindre", disait-il encore. "Je ne crois pas non plus que j’aurais fait nettement mieux en attendant les deux derniers kilomètres pour produire mon effort. Je ne crois pas que j’aurais pu suivre Gasparotto et Valgren. Quand je suis parti, il y avait un fort vent de face, en ma défaveur, tout comme le fait que je sois tout seul. Malheureusement, on ne peut pas choisir. Si nous avions été deux, ou trois, ç’aurait été mieux. Il fallait une demi-minute d’avance au pied du Cauberg pour espérer aller au bout. Seul, j’ai eu quinze secondes, je crois, à deux ou trois, on aurait pu se disputer la victoire et monter tous sur le podium."

Pour le double lauréat de l’EnecoTour, sa prestation sur les routes du Limbourg néerlandais est une confirmation.

"Depuis que j’ai gagné le GP de Montréal, l’an dernier, je sais que je peux enlever une grande classique", expliquait le Belge. "Quand, comment, laquelle ? Ça va dépendre des circonstances et je suis sûr que si j’essaie dix fois comme aujourd’hui, ça finira bien par payer un jour."

Dès ce mercredi, avec la condition qu’il a démontrée ce dimanche, Tim Wellens sera l’un des favoris de la Flèche wallonne (voir par ailleurs son interview à ce propos dans l’encart spécial de 8 pages que nous consacrons à la première classique wallonne dans ce journal).

"Je n’avais pas besoin de cela parce que je sais que je suis en forme depuis la Flèche brabançonne, j’étais déjà très confiant", termina Wellens. "Cela fait une énorme différence par rapport à l’an dernier quand j’avais explosé dans la dernière montée du Cauberg. Cette fois, je me sentais plus fort, je suis meilleur que l’an passé."


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