Contador: "Je peux encore gagner le Tour"

Alberto Contador a déjà le regard tourné vers le grand rendez-vous de juillet.

Finné Quentin
CONTADOR VELASCO Alberto (ESP) Rider of TINKOFF pictured during stage 1 of the 42nd Tour of Algarve cycling race with start in Lagos and finish in Albufeira on February 17, 2016 in Albufeira, Portugal. *** ALBUFEIRA, PORTUGAL - 17/02/2016 Photo by Peter De Voecht/ Photo News ***
CONTADOR VELASCO Alberto (ESP) Rider of TINKOFF pictured during stage 1 of the 42nd Tour of Algarve cycling race with start in Lagos and finish in Albufeira on February 17, 2016 in Albufeira, Portugal. *** ALBUFEIRA, PORTUGAL - 17/02/2016 Photo by Peter De Voecht/ Photo News *** ©Photo News

Alberto Contador a déjà le regard tourné vers le grand rendez-vous de juillet.

Traditionnel dernier marchepied vers le Tour de France, le Critérium du Dauphiné étalonne chaque année le niveau des principaux prétendants à la victoire finale sur les Champs-Elysées. Un passage obligé que valide le palmarès de la Grande Boucle puisque, depuis 2011, tous les vainqueurs de la plus grande course du monde ont posé la dernière main à leur préparation pour juillet dans les Alpes françaises.

S’il avait décidé de faire l’impasse sur l’épreuve d’ASO en 2015 pour mieux digérer la fatigue d’un Giro dont il était sorti vainqueur, Alberto Contador a choisi cette année de renouer avec une course qui s’ouvrira ce dimanche par un difficile prologue en côte de 3,9 kilomètres dans la station savoyarde des Gets. Le prélude d’une semaine vertigineuse au cœur de laquelle la montagne sera reine.

"Le tracé de cette 68e édition est particulièrement exigeant, juge ainsi le leader de l’équipe Tinkoff. Les arrivées au sommet ne sont pas particulièrement ardues, mais toujours précédées d’un menu extrêmement copieux. Un parcours difficile qui amènera forcément à se livrer…"

Avec un nouveau plateau quatre étoiles comprenant Froome, Porte, Aru, Pinot, Bardet ou Rodriguez, Contador pourra aussi mieux jauger le niveau de forme de ses futurs rivaux sur les routes du Tour. Car l’Espagnol se refuse au bluff : il s’élancera du Mont Saint-Michel avec l’ambition affirmée de ramener le maillot jaune à Paris.

"Le jour où je ne penserai plus être capable de prétendre à la victoire finale, je prendrai alors ma retraite, sourit celui qui avait envisagé cet hiver de raccrocher le vélo avant de changer d’avis au printemps. Je suis fier de toujours appartenir, près de dix ans après mon premier succès sur les Champs-Elysées en 2007, à la liste des favoris. Puis-je battre Froome ? Oui, j’en suis convaincu. Mais je dois bien avouer être impressionné par la richesse de l’effectif du Team Sky. Les Anglais pourraient aligner pratiquement deux équipes compétitives sur le Tour…"

Après le pari raté du doublé Giro-Tour en 2015, le Pisolero a donc installé le rendez-vous de juillet en priorité absolue de sa saison.

"Mon but est de m’appuyer début juillet sur la même condition que celle qui était la mienne en 2014 (NdlR : il avait été contraint à l’abandon lors de la 10e étape à la suite d’une chute). Je me sens vraiment bien, mieux que l’année dernière à la même période car le Giro m’avait privé d’une fraîcheur toujours importante. Je n’ai plus couru depuis près de deux mois (NdlR : Tour du Pays basque, le 9 avril) et ce Dauphiné sera aussi important pour retrouver le rythme de la compétition. C’est actuellement ce qui me fait défaut. Je pourrai ensuite ajuster mes derniers entraînements en vue du Tour et saurai s’il me faut lever le pied ou, au contraire, effectuer une nouvelle charge de travail importante."


Une des stars du prochain mercato

À côté des Boonen, Gilbert, Nibali, Degenkolb (tous en fin de contrat) ou son équipier Sagan (retrait de Tinkoff du cyclisme), Alberto Contador sera l’une des attractions du prochain mercato. Si les transferts ne peuvent être, selon la réglementation édictée par l’UCI, officialisés avant la date du 1er août, les tractations dans la perspective de la nouvelle saison battent actuellement leur plein dans de nombreux dossiers et certains accords sont d’ores et déjà entérinés. 

L’avenir du Pistolero (qui touche actuellement 5 millions d’euros à l’année chez Tinkoff) semble, pour sa part, toujours incertain et risque bien de continuer à alimenter les rumeurs. Envoyé un temps, avec Vincenzo Nibali, dans la nouvelle équipe de Bjarne Riis bâtie sur des fonds bahreïniens, le Madrilène serait désormais dans le viseur de l’équipe Trek-Segafredo qui souhaiterait attirer une tête d’affiche pour 2017 suite à la prochaine retraite de Fabian Cancellara. Un temps évoquée, la piste d’une nouvelle formation bâtie autour de Contador ne semble plus en pole position.

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