Liège-Bastogne-Liège: la "Doyenne" quitte Ans et retourne dans la Cité Ardente!

Un accord tacite est acquis… la signature officielle interviendra après l’édition 2018.

Marc Bechet
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moreno argentin ©Watson

Un accord tacite est acquis… la signature officielle interviendra après l’édition 2018.

C’est l’année où jamais pour la Doyenne des classiques… et tous les acteurs de l’épineux dossier Liège-Bastogne-Liège/Ans semblent aujourd’hui l’avoir compris. Un accord pour le retour de la course en terres liégeo-liégeoises est en effet bien acquis même si rien n’est signé.

Nous l’évoquions voici quelques semaines en effet, la célèbre classique ardennaise est aujourd’hui à l’aube d’une révolution puisque, dans l’agenda d’ASO, organisateur officiel de la course, la reconduction de la convention avec les autorités locales liégeoises est à l’ordre du jour. Et il y a donc du changement dans l’air puisque ce n’est plus à Ans mais bien à Liège (dans le centre-ville si possible, nous confirme-t-on), que la course doit à nouveau débouler en 2019.

Pour bien comprendre les enjeux, remontons le temps… Au début des années 90, le centre névralgique de Liège, la place Saint-Lambert, est en pleine opération à cœur ouvert et la dette marque durement la Cité ardente. Liège est à la traîne, s’essouffle, la course lui échappe. Au profit d’Ans, terre de feu Michel Daerden, au terme, sans doute, d’un grand accord

Depuis un quart de siècle, Liège-Bastogne-Liège n’est dès lors plus qu’une appellation trompeuse et c’est sur une artère marquée par les grandes enseignes dont celle de Voo (Nethys) que les yeux du monde cycliste sont braqués à l’arrivée.

Mais en 25 ans, bien des choses ont changé à Liège comme à Ans d’ailleurs… Papa Daerden n’est plus et Stéphane Moreau n’est quant à lui plus en vue… La Province, interlocuteur d’ASO, marquée par les affaires, le sait mieux que quiconque. Alors que Liège semble renaître, avec sa gare, ses quais rénovés, son nouveau musée Boverie, son opéra, son théâtre... le timing du retour est parfait, raison pour laquelle l’accord entre la Ville, la Province et ASO est acquis, nous confirme-t-on officieusement. L’annonce officielle n’interviendra quant à elle qu’après l’édition 2018 de la course.

Et le départ à… Aywaille ?

Dans la vie, j’ai toujours pensé qu’il fallait être ambitieux…" Christian Gilbert, échevin des Sports d’Aywaille et frère du champion cycliste, agit donc comme il pense. Alors qu’il énonçait ce jeudi le programme du nouveau festival dédié au vélo à Aywaille, autoproclamée capitale wallonne du cyclisme, il n’a pas hésité à plaider pour un changement majeur pour cette course qu’il connaît bien. Au courant des modifications liées à l’arrivée à Liège en effet, il estime pour sa part qu’un départ à Aywaille serait tout à fait pertinent. Car Aywaille est sur le parcours, dit-il, mais aussi car, avec le R-Hotel, tourné vers le cyclisme, la logistique serait aisément assurée. "Un départ, ce n’est pas une arrivée. Et ici, il n’y aurait qu’une bretelle à bloquer". Il l’avoue : "Ça reste un rêve… mais c’est le moment d’en parler." C’est juste.

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