Attention Remco, être champion du monde chez les jeunes n'est pas une garantie

De nombreux jeunes coureurs n'ont pas percé dans le peloton malgré un titre mondial dans les catégories de jeunes. Evenepoel est prévenu.

De nombreux jeunes coureurs n'ont pas percé dans le peloton malgré un titre mondial dans les catégories de jeunes. Evenepoel est prévenu.

Remco Evenepoel a, une nouvelle fois, épaté la galerie ce mardi lors du chrono du championnat du monde pour junior. Il a littéralement survolé sa catégorie en repoussant le 2e à... 1'23". Ce titre vient parachever une saison de rêve pour le Belge qui a surclassé tous ses adversaires en 2018. Il vise désormais le doublé avec la course en ligne, comme il l'a réalisé au championnat d'Europe il y a quelques semaines. 


Juniors: de nombreux feux de paille

Remporter un titre mondial chez les espoirs ou chez les juniors n'est certainement pas la garantie de percer dans le peloton professionnel par après. Il suffit de jeter un coup d'oeil aux 25 derniers champions du monde chez les juniors pour s'en rendre compte. Si on enlève les 3 derniers champions du monde juniors (qui sont encore très jeunes), cela nous fait un total de 22 coureurs. Parmi eux, Miguel Morras (1994), Valentino China (1995), Holger Loew (1996), Jeremy Yates (2000), Oleksandr Kvachuk (2001), Arnaud Gérard (2002), Kai Reus (2003) Ivan Rovny (2005) ou encore Pierre-Henri Lecuisinier (2011) ont connu des carrières bien en deçà des attentes qu'avait laissées entrevoir leur sacre arc-en-ciel. Le cas le plus flagrant est celui de Lecuisinier. Le Français a été professionnel de 2014 à 2016 avant de mettre un terme à sa carrière prématurément.

Il y a aussi des garçons tels que Giuseppe Palombo (1993), Crescenzo D'Amore (1997), Mark Scanlon (1998) ainsi que Johan Le Bon (2008) qui ont réalisé une carrière honnête sans avoir marqué l'histoire du cyclisme (ndlr: Le Bon est toujours pro en 2018). 

Dans les réussites, on peut citer Damiano Cunego (1999), Roman Kreuziger (2004), Diego Ulissi (2006-2007), Jasper Stuyven (2009), Matej Mohoric (2012) ou encre Mathieu Van der Poel (2013). Il est aussi intéressant de constater que, par exemple, le sprinteur Marcel
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