En larmes, Toon Aerts réagit à sa suspension de deux ans par l'UCI: "Une punition bien trop sévère, je n'ai jamais pris de drogue volontairement"

Toon Aerts s'est montré abattu après la décision de l'UCI. Cependant, il semble qu'il devrait faire appel de cette décision.

DENDERHOUTEM, BELGIUM - DECEMBER 29 : Toon Aerts speaks to the press today for the first time since he took an abnormal doping test in January this year.  Aerts was found to have a minute amount of Letrozole Metabolite in his urine. His then employer Baloise Trek Lions decided to place Aerts on voluntary suspension. After months of litigation, news is finally expected today.
December 29, 2022 in Denderhoutem, Belgium, 29/12/2022.  ( Photo by Bert Van Den Broucke / Photonews
Photo by Bert Van Den Broucke / Photonews ©BVB

La sanction est lourde, très lourde pour Toon Aerts. Après plusieurs mois d'attente, le cycliste a reçu son verdict à propos de sa suspension pour dopage: l'agence lui propose deux ans d'arrêt.

Selon toute vraisemblance, le Belge de 29 ans et son clan vont contester cette décision. Par voie juridique, ils devront donc prouver que la quantité de létrozole trouvée dans son métabolisme est due à de la nourriture ou un complément alimentaire contaminé. Ils espèrent une réduction de cette suspension qu'ils estiment trop sévère.

Comme il l'a expliqué en compagnie de son père Raf et sa petite amie Sarah lors d'une conférence de presse émouvante. "J'ai reçu une lettre que personne ne souhaite recevoir", a-t-il expliqué, en larmes. "Je voulais effectuer mes premiers cross de la saison en Belgique il y a quelques semaines. Mais l'UCI me propose une suspension de deux ans. Ce qui signifie que je ne pourrai pas rouler cette saison. C'est une punition bien trop sévère, car je n'ai jamais pris de drogue volontairement."

Comme depuis le début de l'affaire, il clame son innocence. "Auparavant, je n'avais jamais entendu parler de ce produit en question. Avec notre équipe, nous avons cherché à comprendre. Jusqu'à aujourd'hui, je ne me suis toujours pas fait couper les cheveux pour les analyser."

Normalement, l'usage intentionnel d'une drogue jugée dopante par l'UCI mérite quatre ans d'inactivité. Or, le Campinois n'a reçu que deux ans. Preuve que l'UCI croit en son discours? Toujours est-il que pour lui, il s'agit d'un véritable crève-cœur: "C'était l'enfer de dire ça à mes parents, ma petite amie, mon frère et tout le monde. Mais ils ont continué à me soutenir."

Lors des faits, Toon Aerts était sous contrat chez Trek. Mis de côté depuis, le coureur avait une offre sur la table du côté d'Intermarché-Wanty-Gobert pour qu'il poursuive sa carrière. Mais cette suspension gâche une nouvelle fois la carrière du cycliste.

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