Evenepoel s’apprête à lancer sa saison 2023 en Argentine dimanche : "Le surnom de Messi du cyclisme a plus de sens cette année"

Le champion du monde épinglera son premier dossard de l’année dimanche sur le Tour de San Juan.

Comme en 2019 et en 2020, c’est en Argentine que Remco Evenepoel ouvrira sa saison ce dimanche sur le Tour de San Juan. Une épreuve par étapes de sept jours (une journée de repos est programmée jeudi) dont le Brabançon est devenu un habitué. "J’aime cette course sur laquelle il fait souvent beau et où règne une atmosphère assez relax, commentait vendredi matin le Sportif de l’année juste avant de prendre la route de l’entraînement avec un petit peloton de cyclos argentins calé dans sa roue. Nous sommes arrivés ici jeudi dernier afin de nous acclimater à la chaleur et nous entraîner mais je suis désormais impatient de débuter cette nouvelle saison avec le maillot arc-en-ciel sur les épaules."

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Vainqueur sortant (2020) d’une épreuve dont les éditions 2021 et 2022 avaient été annulées en raison de la pandémie mondiale, Evenepoel sait que le classement général devrait se jouer cette année lors de la 5e étape menant au sommet d’Alto Colorado, une ascension de 18 kilomètres terminant à plus de 2.500 mètres d’altitude.

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"Je serai le 4e wagon du train de Fabio Jakobsen"

"Je vais d’abord chercher à aider Fabio (Jakobsen) sur les étapes dévolues au sprinters. Et il pourrait bien y en avoir six… Je ferai clairement partie de son train, en 4e wagon. Après moi viendront Lampaert, Morkov et Fabio. Sur l’Alto de Colorado, vendredi prochain, on verra alors ce qu’il se passera pour moi. Mais je ne prends pas le départ de cette course avec la pression d’un résultat, on verra comment cela se passera."

Si le Tour de San Juan proposait habituellement un chrono, qu’Evenepoel avait écrasé en 2020 pour y construire son succès final, cette édition 2023 n’en proposera pas. Un quotidien argentin a toutefois écrit dans un clin d’oeil que le champion du monde pourrait bien créer son propre contre-la-montre sur une épreuve souvent marquée par le vent. "(Rires) Le niveau global de cette course est tout de même plus élevé que par le passé avec davantage d’équipes WorldTour, avec plus de vrais grimpeurs (NdlR : Bernal, Martinez, Angel Lopez, Higuita). La décision se fera en tout cas d’une autre manière qu’en 2020."

Très populaire en Argentine, Evenepoel s’amuse du surnom de "Messi du cyclisme" dont certains médias locaux l’ont déjà affublé. "Avec le maillot de champion du monde sur les épaules et la victoire de l’Albiceleste lors du dernier Mondial, cela a plus de sens, rigole le coureur de Schepdaal. Les supporters argentins sont fanatiques et enthousiastes et c’est très agréable pour la motivation."

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