"Je ne m'attendais pas à cette victoire parce que Sam Bennett était devant. Mais j'ai vu la vidéo, ce n'était un bon geste de sa part", a lancé Ackermann, 29 victoires chez les pros.

Sam Bennett a été l'auteur d'une manœuvre jugée dangereuse, donnant un coup d'épaule au Letton Emils Liepins, qui voulait lui prendre sa place dans la roue de son poisson pilote Michael Morkov. L'Irlandais, récent maillot vert du Tour de France, a été déclassé par le jury des commissaires à la suite d'une plainte d'une autre équipe.

"Après toutes les chutes de ces dernières semaines, on doit faire attention aux autres gars. S'il n'y a pas la place, on n'y va pas. Je suis désolé pour Sam mais je comprends parfaitement qu'on doit courir de façon plus propre", a ajouté l'Allemand.

Ackermann, dont c'est le 7e succès cette saison, s'est dit très heureux de pouvoir offrir la victoire à son équipe. "Elle a fait un boulot incroyable. La dernière fois, on s'était trop calé sur Deceuninck-Quick Step donc cette fois on a fait notre propre sprint et j'en suis très très content. J'étais vraiment déçu, on a eu beaucoup de malchance ces dernières semaines mais cette fois on l'a fait."

Si les sprinteurs avaient coché depuis longtemps cette 9e étape, les principaux favoris ont vécu une journée calme. "C'était une journée sans problème, plutôt tranquille. On s'attendait à ce que ce soit plus nerveux", a avoué l'Équatorien Richard Carapaz (Ineos-Grenadiers), maillot rouge de leader. Son équipe l'a toutefois remonté dans le final pour éviter toute mésaventure. "On savait que le final était un peu dangereux. On avait vu l'arrivée une première fois et on voulait être bien placé et ne prendre aucun risque."