Révélation de la semaine, Alaphilippe est entré dans une nouvelle dimension.

La révélation de la semaine est sans conteste Julian Alaphilippe. 7e de l’Amstel Gold Race et 2e de la Flèche Wallonne, le Français a, à nouveau, brillé en terminant à la deuxième place à Ans derrière le redoutable Alejandro Valverde. L’homme âgé d’à peine 22 ans a failli décrocher un succès d’envergure dès sa première participation à Liège-Bastogne-Liège. En guise de comparaison, seul Bernard Hinault a réussi l’exploit de remporter la Doyenne à 22 ans et 5 mois en 1977. Eddy Merckx, lui, avait terminé aussi à la deuxième place à Liège en 1967, alors âgé de 21 ans et 10 mois.

Pourtant, tout a bien failli s’arrêter à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. "J’ai chuté à ce moment-là", glisse le coureur d’Etixx-Quick Step. "J’ai ensuite chassé pendant quelques kilomètres et je suis revenu au sommet de la Redoute avec les favoris. Ensuite, j’ai essayé de récupérer le mieux possible. Nous étions dans une position idéale avec trois coureurs de chez nous dans le bon groupe à 10 km de l’arrivée. Dans la côte de Saint-Nicolas, j’ai contré plusieurs attaques. Au sommet de cette montée, Kwiatkowski a dit qu’il n’avait pas de bonnes jambes, c’était donc à moi de lutter pour le sprint final. J’ai été un peu gêné par Rui Costa dans la dernière ligne droite mais je pense que ça n’aurait rien changé au résultat, Valverde était le plus fort."

Alaphilippe est donc passé du statut de lieutenant à leader à quelques hectomètres d’Ans. "Je n’ai pas eu trop le temps de réfléchir à ça dans le final. Tout le monde était fatigué et roulait à bloc. Je me suis accroché et j’ai donné tout ce que je pouvais !"

Pourtant, le Français ne semble pas se contenter pas de la place de dauphin. "Quand on prend le départ d’une course, c’est pour essayer de la gagner. Je ne peux pas me satisfaire pleinement d’une deuxième place. Je suis évidemment heureux mais quand on passe si près de la victoire, c’est très frustrant."

Le Français n’a pourtant pas l’intention de se reposer sur ses lauriers et garde les pieds sur terre. "Je constate que le travail paie ! Je me suis entraîné pour être en forme ici et je l’étais. Maintenant, le plus dur, c’est de confirmer. Je vais continuer à travailler dur pour encore progresser."