Le tenant du titre Julian Alaphilippe n’est pas le grand favori à sa succession. Mais le puncheur de Deceuninck – Quick-Step a tout fait pour se donner les chances de conserver le maillot arc-en-ciel, ce qu’aucun des huit précédents champions du monde français n’a réussi à faire.

“L’an dernier je m’étais focalisé pour me servir du Tour en tant que préparation. Là, c’est une approche différente. Le championnat est beaucoup plus éloigné du Tour de France, j’ai fait une préparation complètement différente mais je me suis fait énormément plaisir ces dernières semaines à l’entraînement et sur les dernières courses. Je me sens vraiment de mieux en mieux, je sais que je serai là, j’ai travaillé dur pour être là”, avance l’Auvergnat de 29 ans.

Sans l’épouvantail au sein de son effectif, l’équipe de France va forcément devoir courir différemment d’il y a un an à Imola où la stratégie s’était résumée à du tous pour un. “D’autres nations auront la même idée que nous, de courir différemment. On ne va pas se contenter de faire une course d’attente. Je ne vais pas nier que c’est un des objectifs majeurs de ma fin de saison mais on a un collectif motivé pour aller chercher le meilleur résultat possible. Tout ne repose pas sur moi, c’est sûr”, concède Julian Alaphilippe.

Les bosses présentes sur la route de Louvain conviennent moins aux qualités du puncheur français que les ascensions d’Imola. Mais le tenant du titre sait tout de même que les possibilités d’y faire la différence sont bien réelles.

“On s’attend à une course difficile. Il n’y a pas une bosse de plusieurs kilomètres avec des pourcentages terribles mais je pense que c’est très, très dur. Le parcours est très difficile, c’est une course qui va demander beaucoup d’énergie pour le placement, pour rester concentré tout au long de la journée, cela risque de faire la différence dans le final”, présage le coureur Deceuninck – Quick-Step.

Alors qu’il affichait une excellente condition, Julian Alaphilippe n’a pas réussi à trouver le chemin du succès lors du récent Tour de Grande-Bretagne. La faute à un Wout van Aert survolté. Mais le triple vainqueur de la Flèche wallonne refuse de faire une fixation sur celui qui est unanimement présenté comme l’hyper favori.

“Tout le monde sait que van Aert est en très grande forme mais il y a plein d’autres coureurs capables de gagner. On n’est pas focalisé sur Wout van Aert ou sur la Belgique”, assure le leader de la France.

La Belgique, quant à elle, va sans doute tenir à l’œil le tenant du titre.