Nous ne prendrons pas la course en main d’un bout à l’autre de l’épreuve de dimanche. Je n’ai pas envie de voir mes gars rouler toute la journée pour Alaphilippe, Hirschi ou un Espagnol par exemple." La petite phrase de Rik Verbrugghe concernant la tactique de course des Belges de dimanche dévoile les noms des adversaires que notre sélectionneur craint le plus.

Pas le Alaphilippe de 2019 mais attention

Le Français est le puncheur par excellence. À son niveau de 2019, il n’y aurait pas eu grand-chose à faire face à Julian Alaphilippe. Seulement, au sortir du Tour de France, on sent que le coureur de Deceuninck-Quick Step est moins fort qu’il y a 12 mois.

À moins qu’Alaphilippe ait parfaitement calculé son coup en planifiant son pic de forme lors de ces championnats du monde.

Marc Hirschi veut profiter de sa forme

Dans le grand public, peu de monde connaissait Marc Hirschi avant le Tour de France. Certes, le Suisse était devenu champion du monde chez les espoirs il y a deux ans, mais il n’avait encore remporté aucun bouquet chez les plus grands. C’est désormais chose faite, et de quelle manière. Il aura fallu trois semaines pour que Marc Hirschi se fasse un nom au sein du peloton mondial. Au point d’être cité parmi les favoris pour la course en ligne des championnats du monde ce dimanche.

Pogacar, une semaine après le Tour

Que peut faire Tadej Pogacar lors de ce championnat du monde, une semaine à peine après avoir remporté le Tour de France ? Si le Slovène n’est pas un spécialiste des courses d’un jour - il n’en compte aucune à son palmarès malgré ses 17 victoires -, il faudra compter avec lui. Surtout avec sa forme du moment.

Et la liste des favoris ne s’arrête pas là. Jakob Fuglsang, Alejandro Valverde ou Primoz Roglic peuvent déjouer les pronostics grâce à leur expérience.

Pedersen, 8e champion absent

Mads Pedersen, vainqueur sortant, ne sera pas au départ dimanche. Ce sont d’ailleurs les cinq premiers de la dernière édition qui seront absents.

“Malheureusement, avec le coronavirus, je n’ai plus pu porter mon maillot arc-en-ciel qu’à l’entraînement pendant plus de quatre mois et j’ai raté la plupart des classiques”, explique le coureur de Trek-Segafredo. “Heureusement, j’ai eu le bonheur de gagner en Pologne. C’est un vrai frisson de s’imposer avec ce maillot. J’ai aussi apprécié de le porter tous les jours durant le Tour.”

Le Danois est le 8e champion qui ne défend pas son titre après Georges Speicher (en 1934), Karel Kaers (1935), le malheureux Jempy Monseré (décédé en mars 1971), Luc Leblanc (1995), Laurent Brochard (1998), Mario Cipollini (2003) et Oscar Freire (2005).