Le futur des équipes Wallonie-Bruxelles et Color Code-Aquality Protect ne semble pas menacé par l’affaire TRW.

Les perquisitions menées mercredi au siège mouscronnois de TRW Organisation (lire page 10) ont fait frissonner bon nombre d’amateurs de cyclisme en Wallonie. C’est que la société d’Yves Vanassche est devenue, au fil des années, un acteur incontournable de la discipline au sud du pays.

Organisatrice de courses (Tour et GP de Wallonie, et création de la Wallonia Cup) et relais d’ASO en Belgique pour le passage du Tour en Belgique et les candidatures de villes départ et arrivée, l’ASBL chapeaute aussi la destinée des deux équipes continentales de formation que sont Wallonie-Bruxelles (depuis 2011) et Color Code-Aquality Protect (depuis 2012). Soit un vivier de trente talents wallons pour qui ces deux structures doivent servir de tremplin.

Un maillon essentiel , situé juste sous le sommet de la pyramide, dont la pérennité ne semble pas menacée par cette affaire.

"Nous n’avons aucune raison d’être inquiets pour le devenir de notre équipe", confiait ainsi jeudi Frédéric Amorison, le directeur sportif principal de la formation continentale Wallonie-Bruxelles. "Les informations que j’ai pu recueillir me laissent penser que le temps fera rapidement son œuvre. Cela n’impactera pas notre fonctionnement et nous partirons, comme programmé de longue date, en stage dans le courant du mois de décembre en Espagne."

Christophe Brandt, le secrétaire général de TRW Organisation, s’est d’ailleurs voulu rassurant envers l’ensemble des coureurs.

"Je sais qu’à leur place, dans pareille situation, je me serais peut être posé des questions et j’ai donc voulu très rapidement les rassurer en leur envoyant un mail dans les heures qui ont suivi", détaillait le Liégeois. "L’enquête de la justice ne remet absolument rien en cause, que ce soit l’existence de ces deux équipes ou l’organisation de nos courses qui auront bien lieu en 2016. Nous avons été très surpris par les événements de mercredi, mais les récents ennuis de santé d’Yves Vanassche (NdlR : inculpé pour abus de confiance) l’avaient amené à prendre un peu de recul dans la gestion quotidienne de notre ASBL. Avec un peu d’avance sur ce que nous avions initialement imaginé, j’ai donc été amené à prendre la tête de la structure et à coordonner les différents services. Plusieurs réunions sont au programme des prochains jours afin de redéfinir certains points de fonctionnement, mais nous nous devons de pérenniser ce qui a été créé depuis 35 ans. Je suis prêt à prendre le relais."