Finalement 4e d’une course qu’il a marquée, le Hennuyer espérait devancer Paolini au chrono

LA PANNE La quatrième place est souvent la pire, dit-on. Celle conquise par Frédéric Amorison sur les Trois Jours de La Panne donne au Hennuyer un sentiment mitigé. “Mardi matin, j’aurais signé pour ce résultat”, explique le coureur du Crédit Agricole. “Et même après la 1re étape, j’aurais été content avec un Top 10. Mais là, je rate de peu le podium, ce qui aurait été un résultat plus marquant encore.”

Il faut dire que, face à l’inaccessible Millar, face aussi à un bon rouleur comme Grivko, Amorison n’avait plus qu’un adversaire, Paolini.

“Même si dans la course, il était le plus fort, ce n’est pas un spécialiste, lui non plus, et j’espérais le battre”, disait le coureur de Basècles. “J’ai tout donné, je n’aurais pu faire mieux, je pense. Évidemment, c’était la première fois que je disputais un chrono avec un tel enjeu. Jusqu’au retour, ça allait, mais ensuite, avec le vent de face, j’ai souffert. Les cinq derniers kilomètres ont été terribles.”

Reste que la prestation d’ensemble du protégé de Gérard Bulens est à mettre en évidence. D’autant qu’Amorison répète qu’il n’est pas au sommet de sa condition actuellement.

“J’ai déjà eu des jours meil-leurs”, assure-t-il. “Je suis bien pour le moment, mais pas super, sinon à Harelbeke, j’aurais été dans le petit groupe des Rabobank et Leukemans, juste derrière les trois meilleurs. Dimanche, même si je suis très bien, je ne pourrai pas les suivre non plus, je dois donc anticiper, si possible, prendre une échappée aux alentours des deux cents kilomètres.”



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