Le Hennuyer a fini 5e, avec ceux qui lutteront jusqu’au bout, dont Millar, Paolini ou Chainel

AUDENAERDE Il y a toujours plusieurs courses dans la course, aux Trois Jours de La Panne où les chutes sont également le triste lot de la tradition. De nombreux coureurs, et notamment les favoris du Tour des Flandres engagés ici, cherchent à peaufiner leur condition et à éviter le moindre risque dans la perspective, de plus en plus proche, du Ronde .

D’autres, des sprinters par exemple, pointent l’une ou l’autre étape. Celle d’aujour- d’hui, longue mais moins dure que la 1re et généralement (aussi) perturbée par un fort vent de face, ou la demi de demain matin, suscite leur convoitise. Il y a enfin, ceux qui visent le classement général et qui, dans ce but, se doivent de faire preuve, dès le premier jour, d’une grande attention.

Dix-huit coureurs, et même sans doute sept, seulement, restent en lice pour la succession de Frederik Willems. Parmi eux, cinq Belges et même plus que vraisemblablement un seul, Frédéric Amorison qui a sauvé l’honneur des nôtres en terminant cinquième, après avoir anticipé l’attaque des plus costauds, Millar, Westra, Oss, Gasparotto, Chainel et Paolini dans la dernière difficulté du jour.

“J’avais raté la première décision, car j’étais un peu trop à l’arrière quand ça avait cassé”, expliquait le coureur du Crédit Agricole. “Nous sommes finalement rentrés. Dans la Cruche (Kruisberg), je me suis retrouvé en difficulté un moment, mais je ne me suis pas énervé.”

Le Hennuyer anticipa ensuite avec à propos.

“Sans cela, je n’aurais pas pu accompagner les meilleurs sur le Kortekeer”, dit Amorison qui aurait pu ensuite refuser de relayer. “Ce n’est pas mon genre. Est-ce honnête de ne pas prendre de relais puis de sprinter ?”

Cinquième, le Wallon ne se fait guère d’illusion pour la suite de l’épreuve.

“Le chrono, ce n’est pas mon truc”, sourit-il...



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