Le plus jeune des frères Schleck s'est imposé en champion dans la Doyenne

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ANS On dit depuis longtemps de lui qu'il est le plus doué de sa génération et, franchement, hier, il s'est imposé, dans l'une des classiques les plus difficiles du calendrier, comme seuls gagnent les plus grands.

Les comparaisons allaient bon train, hier, en salle de presse, alors qu'Andy Schleck débarquait, quelque deux heures après sa victoire pour la traditionnelle conférence de presse du vainqueur.

"J'ai eu des petits problèmes pour satisfaire au test urinaire", s'excusa-t-il avec un sourire et l'innocence de ses 23 ans.

Mais il n'y couperait pas : le parallèle établi avec Hinault et Merckx revint rapidement sur le tapis, pour la raison aussi que le jeune Andy ambitionne également de gagner un jour le Tour de France. Le coureur Saxo Bank se sortait de ce qu'il considérait sans doute comme un petit piège en nous servant une réponse habile. "Bon, il est vrai que je ne voudrais en aucun cas sacrifier mes classiques de prédilection pour mieux rouler au Tour", disait-il ainsi.

Et de poursuivre : "Je prétends qu'il est tout à fait possible d'être à 100 % et dans les Ardennaises et à la Grande Boucle. Très franchement, il est bien trop tôt pour me comparer aux coureurs de renom auxquels vous faites allusion. Moi, je me vois plutôt comme un autre Alberto Contador, car je suis persuadé que, s'il le voulait, l'Espagnol pourrait très bien gagner aussi Liège-Bastogne-Liège. Et moi je n'ai pas encore gagné le Tour, n'est-ce pas !"

Mais le Luxembourgeois est rempli d'ambition pour la Grande Boucle : "Je crois néanmoins que lorsqu'on s'est classé 11e du Tour de France (NdlR : c'était l'an dernier) et 2e du Gi ro (NdlR : en 2007), on peut plus que rêver de finir un jour en jaune à Paris."

C'est du reste son objectif avoué dès cette année, même s'il se verrait volontiers aussi aider son frère à atteindre cet objectif. "Aujourd'hui, Frank était sans doute plus heureux de me voir gagner que s'il l'avait lui-même emporté, conclut Andy. Je l'ai vu pleurer, alors que je n'ai versé aucune larme. Mais quand Frank avait remporté l 'Amstel, c'est moi qui avais craqué..."

C'est ça la complicité fraternelle.



© La Dernière Heure 2009