Cyclisme

"L'affaire Armstrong nous a fait du mal mais on peut en tirer des leçons"


BRUXELLES Dans un entretien publié samedi par le quotidien français Le Monde, Andy Schleck indique le cyclisme a déjà tout fait pour combattre le dopage.

"L'affaire Armstrong, c'était une autre époque. Nous sommes prêts à accepter d'autres mesures mais je ne crois pas que nous pouvons faire plus. Certains veulent changer le cyclisme, mais le cyclisme a déjà changé. L'affaire Armstrong nous a fait du mal mais on peut en tirer des leçons, faire évoluer les choses dans le cadre actuel et avec les outils dont nous disposons", déclare le coureur luxembourgeois de 27 ans.

"Que devons-nous faire, nous, coureurs, pour prouver que nous ne nous dopons pas ? Nous avons le passeport biologique, la géolocalisation, nous sommes les sportifs les plus contrôlés... Il faut redonner envie aux gens de regarder le cyclisme, mais nous ne pouvons pas faire plus qu'aujourd'hui", poursuit le cadet des frères Schleck.

Le vainqueur du Tour 2010 se dit sceptique quant à la politique de tolérance zéro de Sky, l'équipe de Bradley Wiggins, qui a dominé la dernière Grande Boucle.

C'est leur décision, mais un gars comme Bobby Julich, qui avait admis avoir pris de l'EPO mais qui a ensuite changé d'attitude, ne devrait pas être répudié. Je le connais depuis très longtemps. Chez Saxo Bank, il m'a beaucoup aidé et il était l'un des plus propres de l'équipe. Tout le monde a droit à une seconde chance. Regardez David Millar : il a été contrôlé positif à l'EPO, et aujourd'hui il fait beaucoup pour la prévention antidopage auprès des jeunes".

Andy Schleck reprendra en janvier au Tour Down Under et visera d'abord les classiques ardennaises.

Les classiques seront ma priorité. A part la saison dernière, j'ai toujours eu de bons résultats sur Liège-Bastogne-Liège en 2009. Le Tour est encore loin. Je vais faire de mon mieux, mais je ne suis pas favori cette année.

© La Dernière Heure 2013